La dépression reste une énigme pour le corps scientifique. Depuis les années 1950, les chercheurs ont entrepris des travaux sur une substance issue des champignons hallucinogènes, la psilocybine, afin de soigner la dépression récalcitrante, celle qui résiste à tous les traitements classiques. Une nouvelle étude redonne de l'espoir pour les patients dans leur combat contre la maladie.
[EN VIDÉO] La dépression, symptômes et traitement ? La dépression est une maladie de plus en plus fréquente, qui ne doit pas être confondue avec des moments de tristesse normaux lors des évènements tristes de la vie. Explications avec Virginie Lacombe, muséographe et chef de projet à la Cité des Sciences et de l’Industrie.
Depuis des années, les scientifiques se penchent de plus en plus sérieusement sur l'effet thérapeutique des psychédéliques, substances pourtant souvent prohibées. Toutefois, malgré cet intérêt renouvelé, les études de grande ampleur manquent encore. Mercredi, des chercheurs ont fait un pas important pour combler ce vide. Leurs travaux, publiés dans la revue scientifique NEJM, constituent le plus grand essai clinique jamais conduit pour évaluer l'effet de la psilocybinepsilocybine, une substance psychoactive présente naturellement dans les champignonschampignons hallucinogènes. Une dose unique de 25 milligrammes a permis de réduire les symptômes de dépression chez des personnes pour qui plusieurs traitements classiques avaient échoué, ont-ils montré.
On estime que quelque 100 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression résistante aux traitements. Les psychédéliques représentent donc une piste pour les aider. Les chercheurs ont testé ici est une version synthétique de la psilocybine développée par la start-upstart-up Compass Pathway, ayant également financé ces essais. Au total, 233 personnes dans 10 pays y ont participé (après avoir arrêté un éventuel traitement en cours), tout en suivant un accompagnement psychologique. Elles ont été réparties en trois groupes recevant au hasard 1 mg, 10 mg ou 25 mg du traitement.
Les sessions, dans une pièce dédiée, duraient entre six et huit heures durant lesquelles les participants n'étaient jam...
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