« Gérald Darmanin fait du sous-Sarkozy »

Thibaut Déléaz - LePoint - 12/11
ENTRETIEN. La députée EELV Sandra Regol fustige l’emploi du terme « écoterroristes » par le ministre de l’Intérieur, qu’elle accuse d’attiser la violence.

Les activistes verts font monter la pression sur le front de la lutte contre le réchauffement climatique. Tous les moyens sont bons, désormais, pour se faire entendre, du blocage de route à l'attaque de tableau. Des écolos radicaux bientôt hors de contrôle ? Pas de violence, défend Sandra Regol, députée EELV du Bas-Rhin, mais il est urgent, dit-elle, que les politiques écoutent enfin cette génération « désespérée » de voir que la transition écologique ne se fait pas assez vite à leur goût, et agissent.

Après un été caniculaire et un automne anormalement chaud, en pleine crise énergétique avec la guerre en Ukraine et la moitié du parc nucléaire français à l'arrêt, l'élue écologiste constate avec regret l'inertie du gouvernement sur ce sujet plus que brûlant. Pour mener le combat politique, l'ancienne numéro deux d'EELV estime aussi, à quelques semaines du congrès, que son parti doit se réinventer et s'ouvrir. Entretien.

Le Point : Blocages de route, attaques de tableaux, interruption de rencontres sportives… Les activistes écolos se radicalisent : ne risquent-ils pas de rendre le message inaudible ?

Sandra Regol : Ce sont de très jeunes militants qui voient littéralement leurs possibilités d'avenir disparaître. Ils sont désespérés. Mais il n'y a jamais de violence et les tableaux attaqués sont toujours sous vitre de protection. Ce qui est grave, c'est qu'ils soient acculés au point de penser devoir faire ça pour être entendus. Nous, politiques, n'avons évidemment pas la main sur ces manifestations. On l'a vu à Sainte-Soline, on est parfois attaqués nous aussi [la voiture de Yannick Jadot avait été taguée, NDLR]. Not...
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