Retrait russe de Kherson, Zelensky se méfie... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 10/11
[VIDÉO] - La Russie a ordonné le retrait de ses forces de Kherson. L'Ukraine reste soutenue par l'Union Européenne et les États-Unis. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

La Russie a ordonné le retrait de ses forces de Kherson.
L'Ukraine reste soutenue par l'Union Européenne et les États-Unis.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Mercredi, la Russie a annoncé le retrait de ses forces de Kherson. Ce retrait constitue un nouveau revers cinglant pour le Kremlin, Kherson ayant constitué la principale prise russe, après la conquête de la ville dans les premiers jours de l'offensive. Les manœuvres de retrait des soldats russes placés à Kherson devraient commencer "très rapidement", a assuré le général Sergueï Sourovikine. Malgré les élections de mi-mandat, le soutien des États-Unis à l'Ukraine devrait rester infaillible, tout comme celui de l'Union Européenne qui s'apprête à voter un nouveau volet d'aides financières.

Retrait russe. La Russie a annoncé mercredi retirer ses forces de Kherson, une capitale régionale du sud ukrainien. Ce repli intervient alors que 115.000 habitants de la région ont été déplacés ces dernières semaines. "Procédez au retrait des troupes", a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une réunion avec le commandant des opérations russes en Ukraine. De son côté, le général Sergueï Sourovikine a évoqué une décision "pas du tout facile" à prendre, justifiée par sa volonté de protéger les vies des soldats russes. 

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Circonspection à Kiev. Volodymyr Zelensky a ainsi déclaré mercredi soir que son pays réagissait avec une "extrême prudence" à l'annonce du retrait russe. "L'ennemi ne nous fait pas de cadeau, ne manifeste pas de 'geste de bonne volonté", nous devons tout gagner", a déclaré le président ukrainien dans son message quotidien aux Ukrainiens. Et d'ajouter : "Nous devons donc faire preuve d'une extrême prudence, sans émotions, sans prise de risque inutile, afin de libérer toute notre terre avec des pertes aussi minimes que possible".

Réaction ukrainienne. "Nous ne voyons aucun signe que la Russie quitte Kherson sans combattre. Une partie des (troupes) russes est maintenue dans la ville", a déclaré un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak. "Ils cherchent simplement à se sortir d'une situation difficile", a pour sa part déclaré à l'AFP Natalia Gumeniuk, porte-parole du commandement Sud de l'armée ukrainienne. "C'est la preuve qu'ils ont de vrais problèmes, la Russie, l'armée russe", a jugé pour sa part le président américain Joe Biden lors d'une conférence de presse.

Vers une nouvelle aide financière de la Commission européenne ?

Soutien financier. La Commission européenne a proposé mercredi aux Vingt-Sept pays membres d'accorder à l'Ukraine une aide de 18 milliards d'euros pour 2023, sous forme de prêts. "Cette aide financière stable, régulière et prévisible, de 1,5 milliard d'euros en moyenne par mois, permettra de couvrir une part importante des besoins de financement à court terme de l'Ukraine pour 2023, que les autorités ukrainiennes et le Fonds monétaire international estiment être de 3 à 4 milliards d'euros par mois", a indiqué l'exécutif européen dans un communiqué. Une initiative qui a été saluée par Volodymyr Zelensky, soulignant "la solidarité" de l'Union européenne. 

Inflation russe. Elle a continué de refluer en Russie en octobre, à 12,6% sur un an, après avoir flambé jusqu'à battre un record de vingt ans en avril dans la foulée de l'offensive en Ukraine, selon l'agence de statistiques Rosstat. Ce chiffre est en baisse par rapport à septembre (13,68%). Les prix de l'alimentaire sont les plus touchés. 

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