Au 256e jour de guerre, les combats se poursuivent en Ukraine. C'est à l'est du pays qu'ils sont "les plus violents", rappelait vendredi soir Volodymyr Zelensky. Mais les Russes déploient une nouvelle stratégie, à l'approche de l'hiver : celle de priver la population ukrainienne d'eau et d'électricité.
Alors que 40% des infrastructures du pays sont détruites ou endommagées, Moscou est accusée par les occidentaux de vouloir "geler" les Ukrainiens. Sur le plan international, Téhéran a reconnu, samedi, pour la première fois avoir livré des drones à la Russie avant le début de l'invasion, en février. "Même en faisant cette confession, ils ont menti", a réagi dans la soirée le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en accusant les dirigeants iraniens de minimiser le nombre de drones livrés. On fait le point sur la situation ce dimanche matin.
Les autorités craignent une panne générale à Kiev, empêchant l'accès à l'eau et aux le bon fonctionnement des égouts. C'est pourquoi la capitale ukrainienne a mis, cette nuit, en place un plan d'évacuation pour les 3 millions d'habitants en cas de blackout, qui lui permettrait de prévenir les habitants 12 heures à l'avance.
Kiev n'est pas la seule à être visée par des coupures d'électricité préventives du gouvernement. Six autres provinces sont aussi touchées (Kharkiv, Chernihiv, Cherkasy, Zhytomyr, Sumy et Poltava). Environ 500 groupes électrogènes ont été envoyés en Ukraine par 17 pays de l'UE pour aider à résoudre les problèmes énergétiques causés par les attaques russes. Les pays du G7 devraient créer en outre un "mécanisme de coordination" afin de réparer les infrastructures.
Sur le front, la contre-offensive ukrainienne se poursuit à l'est, a souligné l'Institute for Study of War (ISW) dans son point quotidien samedi soir. C'est dans la région du Donetsk, l'un des territoires que le Kremlin prétend avoir annexé après ce que Kiev et l'Occident considèrent comme des référendums fictifs en septembre, que les combats "sont les plus violents", selon Zelensky.
Les forces russes, elles, déploient leurs positions défensives le long du fleuve Dnipro. Dans l'est de l'Ukraine, la ville de Bakhmout, dont les habitants vivent sans eau ni électricité depuis deux mois, tient bon, selon son maire. Cette ville est une cible importante pour Moscou, dans sa lente progression dans la région du Donetsk. Au sud du pays, les troupes russes ont pillé Kherson avant un éventuel retrait de la ville du sud-est. Selon le Guardian, les soldats ont pillé des expositions artistiques et culturelles, mais aussi des ambulances ou des tracteurs. Dans cette région, les évacuations continuent. Plus de 80% des habitants de Kherson auraient évacué ces derniers jours.
De son côté, Washington fait pression, en coulisses, sur les dirigeants ukrainiens pour qu'ils montrent qu'ils sont ouverts aux négociations avec la Russie. C'est ce qu'a révélé, samedi soir, le Washington Post. Le but n'étant pas forcément de faire revenir Kiev à la table des négociations, mais qu'elle conserve le soutien de certains pays. En Europe, en Afrique et en Amérique latine, certaines nations sont en effet inquiètes du refus de Zelensky d...
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