Le Nil en crise, face au réchauffement climatique et à la surexploitation

France24 - 04/11
De l'Ouganda à l'Égypte, il permet à des millions d'Africains de survivre. Mais avec le réchauffement climatique, conjugué à son exploitation humaine, le Nil s’assèche, en fragilisant avant tout les…
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Le deuxième fleuve le plus long du monde est sous tension. En proie au réchauffement climatique et largement exploité par l'homme, le Nil, long de plus de 6 600 km, pourrait s'assécher.

L'Égypte, où plus d'une centaine de chefs d'États sont attendus dès dimanche 6 novembre pour la COP27 à Charm el-Cheikh, se trouve aujourd'hui confrontée au manque d'eau.

En cinquante ans, le débit du fleuve est passé de 3 000 mètres cubes par seconde à 2 830 mètres cubes – soit près de 100 fois moins que l'Amazone. Et ce n'est que le début : face à la baisse des précipitations et la multiplication des sécheresses annoncées en Afrique de l'Est, il pourrait diminuer de 70 % à l'horizon 2100, selon les pires prévisions de l'ONU, qui prévoit également une diminution de 75 % de la quantité d'eau disponible par habitant.

Un phénomène aux conséquences dramatiques pour les millions d'Africains dont la survie est assurée par le fleuve. Dans la dizaine de pays qu'il traverse – Tanzanie, Burundi, RD Congo, Rwanda, Ouganda, Kenya, Soudan du Sud, Soudan, Éthiopie et Égypte –, on s'inquiète de voir disparaître les terres, de perdre les récoltes ainsi que l'électricité.

"Ceux qui ont le moins d'eau en auront encore moins demain"

Coincé entre le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, le lac Victoria...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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