La "Paris Games Week" est de retour. Le principal salon français consacré aux jeux vidéo a retrouvé son public, ce mercredi, à la Porte de Versailles, avec la présence des trois grands constructeurs de consoles, Microsoft, Sony et Nintendo, qui sont réunis pour la première fois depuis plus de trois ans dans le même salon.
Les derniers jeux y côtoient les consoles les plus performantes. De plus, le secteur a multiplié les nouveaux services pour toucher tous les budgets, comme ces salles qui poussent un peu partout en France où des dizaines de joueurs s'affrontent. Pour y accéder pendant deux heures, il suffit de payer 12 euros. De nombreux étudiants trouvent ce concept très pratique. Car "à la maison, il y a les parents", argumente l'un d'eux dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article.
Tombés dans l'oubli au début des années 2000, ces lieux séduisent à nouveau. En plus des espaces de jeu, des écrans géants retransmettent parfois des compétitions de jeux vidéos ou des matchs de foot. Là, c'est quelques euros de plus pour pouvoir être dans le public. "Je connais pas mal de gens qui aiment bien ça, je pourrais y aller aussi", poursuit notre étudiant.
Quand certains payent un peu à chaque fois qu'ils jouent, d'autres, comme Rachel, paye une fois par an. Dans son cas, l'abonnement coûte 60 euros et donne accès à quatre jeux par mois. C'est rentable, dit-elle, car c'est le prix moyen pour un jeu neuf. "Si je mettais 60 euros à chaque fois, je n'aurais plus de budget, ce serait pâtes et coquillettes tous les soirs", ironise-t-elle. Tous les géants de cette industrie proposent des abonnements aujourd'hui. "Tant que je suis abonnée, j'ai accès aux jeux", assure Rachel.
Candice, elle, dépense 80 euros par an dans les jeux vidéos. Ce n'est pas pour elle, mais pour son fils, Valentin. Le jeu auquel il joue est gratuit, ce qu'il achète, ce sont des costumes pour son personnage. Cela coûte 5 euros en moyenne pour ressembler à ses héros préférés. "Il y a Iron Man, j'aime bien. Il y a aussi Captain America, Spiderman, tous les Marvel", explique le jeune garçon. Des costumes qui ne le rendent ni plus fort, ni plus rapide, juste plus joli. Au début, sa mère a eu du mal à comprendre et puis, elle s'est ravisée. "J'ai dit : 'on ne va pas dépenser de l'argent pour ça', mais quand j'ai vu que tout le monde faisait la même chose, je me suis dit que je n'allais pas dire 'non'. Ça s'est surtout passé comme ça", admet-elle.
Les micro-transactions dans les jeux gratuits sont une mine d'or pour l'industrie des jeux vidéos qui reste le loisir numérique privilégié des jeunes, avec 95% des 10-17 ans qui y jouent. La pratique concerne plus de 37 millions de Français, 53% déclarant même y jouer "au moins une fois par semaine", selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).
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