Dès l'élection de Joe Biden en 2020, on savait que ces "midterms", des élections placées à mi-chemin du mandat présidentiel américain, seraient cruciales. Le nouvel élu est arrivé à la Maison Blanche avec une majorité ric-rac au Congrès, qui s'est d'ailleurs plusieurs fois avérée insuffisante depuis lors.
Avec une inflation galopante, une légitimité contestée sans relâche par le camp républicain depuis la défaite de Donald Trump, et une cote de popularité en dents de scie, Joe Biden pourrait perdre sa majorité dans l'une, l'autre, ou même les deux chambres parlementaires le 8 novembre prochain- et avec elle sa capacité à gouverner. Mais comme toujours, les électeurs américains sont appelés à donner leur avis sur plusieurs autres sujets au cours du même scrutin.
Tous les deux ans, les citoyens américains retournent aux urnes. La totalité de la chambre basse du Parlement est renouvelée, puisque le mandat des élus à la Chambre des représentants ne dure que deux ans. Et tous les quatre ans, cette élection se déroule simultanément à la présidentielle.
En 2020, alors que Joe Biden était élu face à Donald Trump, les démocrates l'avaient emporté sans éclat dans ce scrutin, avec 222 députés élus, sur 435. Ils avaient même perdu un peu de leur avance par rapport à leur victoire de 2018, acquise à mi-mandat d'un président Trump alors très impopulaire. Cette année, la majorité des pronostics voient le retour des républicains à la tête de la Chambre des Représentants, même si quelques circonscriptions-clés sont encore indécises.
Quant aux sénateurs américains, élus pour six ans, c'est le tiers de leur hémicycle qui est renouvelé tous les deux ans, soit 35 sièges sur 100. Le parti démocrate y dispose d'une majorité particulièrement fragile, que Joe Biden implore les électeurs d'améliorer, pour retrouver sa capacité d'action. Pour l'heure, les sondages peinent à déterminer qui va remporter le Sénat, où les écarts devraient demeurer très serrés, quel que soit le parti vainqueur. Parmi les 35 sièges de sénateurs mis en jeu cette année, 14 sont actuellement détenus par des Démocrates, et 21 par des républicains.
Dans de nombreux États, le scrutin du 8 novembre sera aussi l'occasion de changer (ou non) de gouverneur. Un vote local qui a son importance nationale, tant les gouverneurs peuvent s'opposer à la mise en place dans leur État des décisions prises à Washington. 36 sièges de gouverneur sont en jeu cette année, soit dans plus des deux tiers des 50 États américains. La plupart d'entre eux disposent de mandats de quatre ans (sauf exceptions locales qui effectuent des ma...
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