Entre deux bouffées de cigarette, Francis Casanova laisse échapper un soupir. Plus de trois semaines après les faits, le délégué central CGT de l’entreprise RTE ne s’est toujours pas remis de la convocation par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le 4 octobre, de quatre collègues de la région Hauts-de-France accusés d’avoir débranché la téléconduite de postes électriques lors d’une grève. « Quand on y pense, c’est un truc de malade, ressasse le syndicaliste, devant les locaux régionaux du gestionnaire du réseau d’électricité à Marcq-en-Baroeul (Nord), où se tient ce vendredi un rassemblement de soutien aux quatre travailleurs mis en cause. Parce qu’ils ont exercé leur droit de grève, les gars ont subi 96 heures de garde à vue. C’est quelque chose d’extrêmement violent. »
Technicien à Lyon dans la vie q...
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