Meurtre de Justine Vayrac : ce qu'a révélé le procureur de la République

LCI - 27/10
[VIDÉO] - Le procureur de la République de Limoges, Baptiste Porcher, est revenu sur les événements qui ont conduit au meurtre de Justine Vayrac. Le magistrat a expliqué que l'homme de 21 ans, placé en garde à vue, aurait eu un rapport sexuel à son domicile, avec la jeune femme, avant de la frapper et de l'enterrer.

Le procureur de la République de Limoges, Baptiste Porcher, est revenu sur les événements qui ont conduit au meurtre de Justine Vayrac.
Le magistrat a expliqué que l'homme de 21 ans, placé en garde à vue, aurait eu un rapport sexuel à son domicile, avec la jeune femme, avant de la frapper et de l'enterrer.

Après cinq jours de recherche, le corps sans vie de Justine Vayrac, 20 ans, a été découvert ce jeudi en début d'après-midi dans une zone boisée de Beynat (Corrèz), à l'endroit même indiqué par Lucas L., son meurtrier présumé. Un peu plus tôt dans la journée, cet homme de 21 ans, dernier à avoir vu cette étudiante aide-soignante, avait reconnu face aux enquêteurs l'avoir tuée. 

À l'occasion d'une conférence de presse, Baptiste Porcher, procureur de la République de Limoges, a livré des précisions sur cette affaire et son tragique dénouement. 

Confronté aux éléments de l'enquête, il avoue

Pendant sa garde à vue, le suspect a été confronté aux éléments de l'enquête : le sac à mains de la victime retrouvé brûlé à proximité de son domicile, l'audition d'un témoin qui disait avoir entendu un téléphone dans la voiture du mis en cause, et les traces de sang dans son véhicule et dans sa chambre. 

"Face à ces éléments, il a reconnu quelques heures avant la fin de sa garde à vue et en présence de son conseil avoir tué la victime alors qu'il se trouvait tous deux à son domicile et qu'ils venaient d'avoir un rapport sexuel consenti", a expliqué le procureur de la République de Limoges.

Aux enquêteurs, le suspect dit avoir ensuite "donné un coup de poing à Justine Vayrac, sans donner davantage d'explications, ce qui aurait occasionné le décès". "Il aurait ensuite amené le corps en forêt avec son véhicule, puis serait allé chercher un engin agricole afin de creuser la terre pour y enfouir le corps", a détaillé le magistrat.

De retour à son domicile, il aurait tenté d'effacer les traces de sang et brûlé le sac à main de la victime.

Le corps retrouvé sur ses indications

Puis Lucas L. a indiqué ensuite aux enquêteurs une zone précise où il aurait enterré la jeune femme. Les policiers se sont immédiatement rendus sur les lieux, sur la commune de Beynat (Corrèze), et ont pu matérialiser une zone d'enfouissement. Le juge d'instruction et le parquet de Limoges se sont à leur tour rendu sur place en fin de matinée pour ordonner des fouilles complètes. Celles-ci ont permis la découverte d'un corps. "D'après les premières vérifications effectuées, tout indique qu'il s'agit bien du corps de Justine Vayrac", a précisé le procureur, Baptiste Porcher.

"Pluralité de coups au niveau de la face"

Les premières constatations réalisées sur le corps de la victime ont permis d'établir que la jeune femme avait reçu "une pluralité de coups au niveau de la face, dont au moins un avec une arme contondante". 

Une autopsie et des expertises vont être réalisées pour "formellement confirmer l'identité de la victime, établir la cause de la mort, la nature des violences subies ainsi que pour vérifier la présence éventuelle de substances étrangères dans le sang", a poursuivi le magistrat.

Mis en examen pour viol, séquestration et meurtre

Une information judiciaire a été ouverte des chefs de "viol", "séquestration sans libération, volontaire avant le 7e jour", et "meurtre précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime". La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité. 

Lors de sa mise en examen, l'intéressé a souhaité garder le silence. Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire.

Connu mais jamais condamné

Lucas L. n'a jamais été condamné. Il a été en revanche déjà mis en cause dans une procédure de destruction par moyen dangereux et dégrad...
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