L’Ukraine continue d’être bombardée par les forces russes et le président Volodymyr Zelensky réclame le soutien de l'Occident pour couvrir l'immense déficit annoncé en 2023. Tandis que Moscou continue d'agiter la menace nucléaire, les États-Unis mettent en garde Vladimir Poutine quant aux conséquences que pourrait avoir une éventuelle frappe. Le point sur la situation en ce 244e jour de guerre.
Exercices nucléaires russes. Selon le département d'État américain, Moscou a notifié les États-Unis d'exercices nucléaires "de routine", sur fond de craintes de la communauté internationale qu'elle pourrait recourir à l'arme nucléaire dans sa guerre contre l'Ukraine. Ce faisant, la Russie a respecté ses engagements dans le cadre d'accords de défense qui requièrent d'informer les États-Unis de tout test de missile balistique intercontinental ou de missile balistique à partir d'un sous-marin. Le porte-parole du département, Ned Price, a souligné que "ces notifications permettent de ne pas être surpris et réduisent le risque d'une mauvaise interprétation".
"Bombe sale". La Russie a répété mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU ses accusations contre l'Ukraine, déjà balayées par Kievet les Occidentaux, qui selon elle préparerait une "bombe sale", disant "douter" que des inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) puissent prouver que ce n'est pas le cas. "Nous pensons que c'est un danger très grave, une menace sérieuse (...) L'Ukraine a les capacités et l'Ukraine a les motifs de le faire, parce que le régime de (Volodymyr) Zelensky veut éviter la défaite et veut impliquer l'Otan dans une confrontation directe avec la Russie", a déclaré à l'issue de la réunion l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU Dmitry Polyanskiy.
Mise en garde américaine. "La Russie ferait une erreur immensément grave si elle utilisait une arme nucléaire tactique", a averti en réponse aux exercices russes et aux accusations de "bombe sale" le président américain Joe Biden. "Si la Russie faisait usage d'armes nucléaires ou d'une bombe sale, il y aurait des conséquences", a abondé à la presse le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder.
Aide économique. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé mardi à la communauté internationale un effort financier pour couvrir un déficit budgétaire de 38 milliards de dollars prévu l'an prochain en raison de l'invasion russe de l'Ukraine. "C'est une somme très importante (...) ce sont les salaires des enseignants, des médecins, ce sont les prestations sociales, les retraites", a-t-il insisté.
Soutien italien. La nouvelle Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a promis que son pays resterait "un partenaire fiable de l'Otan" pour soutenir l'Ukraine face à la Russie. "Ceux qui pensent qu'il est possible d'échanger notre tranquillité contre la liberté de l'Ukraine se trompent", a-t-elle assuré lors de son discours de politique générale devant la Chambre des députés, ajoutant que "céder au chantage de Poutine sur l'énergie ne résoudrait pas le problème, cela l'aggraverait, ouvrant la voie à de nouvelles prétentions et chantages et de futures augmentations (du prix) de l'énergie encore plus importantes que celles que nous avons connues ces derniers mois".
Explosion à Melitopol. Une forte explosion s'est produite mardi à Melitopol, ville sous occupation russe dans le sud-est de l'Ukraine...
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