Il n'a qu'un petit quart d'heure de retard. Un progrès, selon lui. Christophe Dechavanne nous reçoit dans son bureau de Coyote, la société de production qu'il a créée en 1989. L'animateur est en forme, il a l'œil qui pétille. Comme sur le plateau de Quelle époque !, l'émission lancée à la rentrée par France 2, qu'il coanime avec Léa Salamé. Coanimation, pas sûr que le terme lui convienne, d'ailleurs : le présentateur insiste, il est le numéro deux et compte bien le rester, d'autant que c'est le deal qu'il a passé avec la production.
Si ce grand (faux ?) modeste ne se trouve pas encore très bon, ses interventions dans le talk-show du samedi soir font mouche. Entretien avec un sexagénaire heureux qui ne manque pas d'insister sur son éternel combat pour le remboursement des préservatifs : « J'ai écrit à Brigitte Macron à ce sujet. » Pas de doute, Dechavanne n'a pas changé. Toujours « potache ». Désormais, le samedi, c'est « un potache et au lit ».
Le Point : Alors, ça fait quoi d'être le numéro deux ?
Christophe Dechavanne : Ça fait drôle. C'est très nouveau – surtout après trente ans de télé pendant lesquelles, avec plus ou moins de bonheur, j'ai toujours été patron ou producteur – de participer à une émission dont je ne suis pas le chef d'orchestre. Donc, être numéro deux, ce n'est pas aisé quand vous n'y êtes pas habitué. Pendant des années, j'ai eu un complice, Patrice Carmouze, que je n'ai jamais considéré comme un numéro deux. Je pense qu'on était vraiment un couple, un binôme. Aujourd'hui, avec Léa, on n'est pas encore un couple, mais je pense que ça va le faire. Je ne suis pas dans la compétition, je suis dans la complicité, là. Ça commence pareil, mais ce n'est pas pareil.
Ce poste, vous en rêviez ?
Non, je n'en ai même pas rêvé. Ça ne m'a pas effleuré l'esprit. ...
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