En ce dimanche de rentrée, on croise sur le chemin de l'école le concert habituel d'enfants contents de retrouver leurs camarades, tristes de quitter les vacances, et anxieux pour la nouvelle année. Dans la petite ville de Nayrab, à une douzaine de kilomètres au sud-est d'Idlib, en Syrie, l'angoisse de la rentrée est moins liée aux professeurs et aux notes qu'à la menace venue d'en haut: celle que laissent planer les avions russes, qui survolent régulièrement la zone rebelle et y lâchent des bombes, ciblant volontiers les infrastructures les plus vulnérables: hôpitaux, centrales de traitement de l'eau, écoles…
«L'école dans laquelle nous sommes a été rénovée au moins six fois et nécessite encore des réparations», lâche Noor al-Hasan, jeune professeure de religion à l'école de Nayrab. Les cours, qui auraient dû débuter en septembre, ont été repoussés d'un mois, faute de locaux adaptés. Encore aujourd'hui, les salles de classe côtoient les décombres et certaines n'ont en guise de fenêtres que les crevasses laissées par les dernières bombes qui se sont abattues sur le bâtiment, le 2 février 2020.
La cour de récréation de l'école de Nayrab, dans le gouvernorat d'Idlib, porte toujours les traces du dernier bombardement russe survenu en juillet 2020. Pho...
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