Meurtre de Lola : quelques centaines de personnes rassemblées à Paris à l'appel de "l'Institut pour la Justice"

LCI - 20/10
[VIDÉO] - Six jours après le meurtre de Lola, "l'Institut pour la Justice" organisait ce jeudi un "Rassemblement pour les victimes" place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Un hommage à l'adolescente a été rendu à cette occasion avec, au milieu de la foule, Éric Zemmour et d'autres personnalités de son parti Reconquête.

Six jours après le meurtre de Lola, "l'Institut pour la Justice" organisait ce jeudi un "Rassemblement pour les victimes" place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement.
Un hommage à l'adolescente a été rendu à cette occasion avec, au milieu de la foule, Éric Zemmour et d'autres personnalités de son parti Reconquête.

Elles sont plusieurs centaines à avoir répondu ce jeudi soir place Denfert-Rochereau à l'appel de "l'Institut pour la Justice". L'association, réunissant "citoyens, victimes et experts du monde judiciaire mobilisés pour une Justice qui mettent les victimes au centre" et qui assure être "dénuée de toute affiliation politique", a organisé un "Rassemblement pour les victimes" avec le hashtag #ManifpourLola. 

Sous la pluie, plusieurs intervenants, dont des avocats proches de l'Institut, et un policier du syndicat Alliance police nationale, ont pris la parole après une minute de silence pour dénoncer notamment "le laxisme de l'État" envers les criminels. Entre les interventions, des vidéos de parents, de femmes, ayant perdu leur enfant, leur mari…  

"Et Zemmour, il est où?"

Et si "l'Institut pour la Justice" avait rappelé le côté "non-partisan" du rassemblement dès le début de l'événement, dans la foule, beaucoup de manifestants n'ont pas caché leurs accointances avec l'extrême-droite. "L'Institut a de très nombreuses idées proches de celle de l'extrême-droite. C'est un secret pour personne et je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en cacher. Dommage que Marine Le Pen ne soit pas là d'ailleurs. On aurait bien aimé l'entendre ici", déplore Georges, 67 ans. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale avait dans un premier temps annoncé sa venue mais son parti a finalement préféré organiser une minute de silence devant l'Assemblée. 

"Et Monsieur Zemmour, il est où ? Il a dit qu'il viendrait avec d'autres de Reconquête. On ne l'a pas vu, et il n'a pas parlé. Il en a pourtant des choses à dire", regrette Françoise, 55 ans, qui souhaite le retour de la peine de mort. Le Président de Reconquête était bien là, mais ne s'est pas exprimé au micro. Nicolas Bay, Guillaume Peltier, Stanislas Rigault et Marion Maréchal, étaient aussi présents au rassemblement.  

Parmi les autres manifestants, des membres de Civitas, une association catholique d'extrême droite, ou encore le collectif Nemesis, composé "de jeunes femmes de tous horizons" qui dénonce notamment "l’impact dangereux de l’immigration de masse sur les femmes occidentale". "Nous avons monté cette association pour dénoncer les violences faites aux femmes et nous sommes aussi une association de futures mères qui voient en la petite Lola notre future enfant qui n'a pas été protégée par le gouvernement", explique Alice, porte-parole. Avec d'autres militantes, la jeune femme soutient une grande banderole sur laquelle est écrite "L'État m'a tuée, #JusticepourLola" et des pancartes avec un dessin de la jeune victime et le texte "Lola aurait pu être notre petite sœur". 

"Ça aurait pu être ma fille"

Vincent est venu lui avec son petit garçon de dix ans. Quand on lui demande s'il n'est pas trop jeune pour être là, il répond par la négative. "On voudrait cacher ce qui est arrivé à la petite Lola aux enfants alors qu'ils sont tous au courant. On ne parle que de ça depuis une semaine, à la télé, à la radio, dans les journaux, dans la rue et même dans les cours de récréation. Il voulait venir lui aussi, c'est notre façon de rendre hommage à cette pauvre petite fille qui a été violée, torturée et tuée ", nous explique-t-il.

Elizabeth, mère de trois enfants, ne peut retenir ses larmes en voyant les photos de Lola portées par certains manifestants. "Ça aurait pu être ma fille. Jamais je n'avais eu connaissance d'un crime aussi horrible. Après Maëlys, c'est l'affaire qui m'a le plus choqué...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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