VIDÉO - Meurtre de Lola : Éric Dupond-Moretti s'insurge après les accusations de la droite

LCI - 18/10
[VIDÉO] - Un député LR a mis en cause le gouvernement pour sa responsabilité dans la mort de la petite Lola. Pour la droite et l'extrême droite, la principale suspecte aurait dû être expulsée avant le meurtre de l'adolescente. Le garde des Sceaux a fustigé cet angle d'attaque, renvoyant "la honte" à ceux qui l'utilisent.

Un député LR a mis en cause le gouvernement pour sa responsabilité dans la mort de la petite Lola.
Pour la droite et l'extrême droite, la principale suspecte aurait dû être expulsée avant le meurtre de l'adolescente.
Le garde des Sceaux a fustigé cet angle d'attaque, renvoyant "la honte" à ceux qui l'utilisent.

"Se servir du cercueil d'une gamine de 12 ans comme on se sert d'un marchepied, c'est une honte, monsieur le député !". Eric Dupond-Moretti a vertement réagi en réponse à la question à l'Assemblée nationale du député LR Eric Pauget, qui l'avait pris à partie quelques minutes plus tôt quant à la mort de la petite Lola, une adolescente de 12 ans, vraisemblablement assassinée dans son propre immeuble en rentrant de l'école vendredi dernier.

Une attaque frontale

Le député LR des Alpes-Maritimes avait très explicitement mis en cause le gouvernement dans la mort de la jeune fille. "Lola a perdu la vie parce que vous n'avez procédé à l'expulsion de cette ressortissante [algérienne, NDLR], qui n'avait plus rien à faire ici", avait martelé Eric Pauget, estimant que la mort de l'adolescente était "la lourde conséquence" de "l'inaction" des pouvoirs publics.

Entrée régulièrement sur le territoire français en 2016, avec un visa d'étudiant, la jeune femme mise en examen pour le meurtre de Lola ne disposait plus d'autorisation de séjour, et avait été interpellée en août dernier pour cette raison, dans un aéroport parisien. Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) lui avait alors été délivrée, avec un délai de retour de 30 jours dans son pays. 

"Commerce indigne de la démagogie"

C'est ce que le garde des Sceaux a rappelé en substance, en réponse à la charge du député des Alpes-Maritimes. En pointant aussi que ce dernier faisait erreur en l'associant aux "délinquants en situation irrégulière" : la jeune femme était inconnue des services de police, sinon comme victime de violences conjugales, selon une plainte déposée en ce sens en 2018. 

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Après avoir exprimé sa compassion pour les parents de Lola, Dupond-Moretti a accusé Eric Pauget de faire de la "petite politique". "C'est une honte, monsieur le député", a martelé le garde des Sceaux, fustigeant "le commerce indigne de la démagogie". 

Anticipant une question analogue à suivre depuis les bancs de l'extrême droite, il l'a condamnée par avance : "Vous êtes toujours au rendez-vous du malheur, dont vous faites depuis des années votre miel !". Une sortie bien sûr accueillie par une bronca des bancs situés à l'extrême droite de l'hémicycle, mais vite recouverte par une standing-ovation de l'ensemble des autres parlementaires.

La Première ministre Elisabeth Borne a pour sa part invité Marine Le Pen à la "décence" et au respect de la "douleur de la famille", alors que la patronne du RN insistait lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale sur le fait que "la suspecte de cet acte barbare n'aurait pas dû se trouver sur notre territoire".

F.S.

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