La joaillerie française cherche ses nouveaux talents

Hervé Dewintre - LePoint - 18/10
Sous l’impulsion de Cartier et de Van Cleef & Arpels, le secteur met en place des initiatives visant à fortifier en France l’attractivité mais aussi la pérennité des métiers de la main.

Le secteur du luxe – dont la France est le premier acteur mondial – se porte à merveille. Or, ce secteur, caractérisé par une grande diversité́ d'acteurs et de métiers répartis sur le territoire, peine à recruter des artisans qualifiés. C'est le cas, notamment, dans le domaine de la joaillerie.

Deux raisons principales expliquent ce déficit. La première : l'absence apparente de vocations qui, le secteur en est persuadé, provient d'une méconnaissance des métiers. Peut-être aussi d'un mépris collectif de notre système éducatif pour les métiers de la main ces dernières décennies. Ce temps est révolu, grâce à la vigueur de l'industrie du luxe. « Il y a quelques années, on voyait dans nos métiers d'art, et nos métiers manuels, un peu de désaffection, de mauvaise compréhension. Et on avait du mal, nous – employeurs et partenaires – à trouver des talents », indiquait Nicolas Bos, président et directeur de la création de la maison Van Cleef & Arpels lors du lancement, en décembre dernier, d’une nouvelle initiative visant à éveiller la curiosité du jeu...
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