La justice réparatrice, raconter et reconnaître l’offense

MSN - 15/10
Cinq ans après #MoiAussi, la justice réparatrice est l’une des pistes de solution préconisées par certaines victimes d’agression sexuelle.

Cinq ans après la vague de dénonciations d’agressions sexuelles, les survivantes continuent de plaider pour un système de justice plus à l’écoute de leurs besoins. L’Institut national de santé publique du Québec estime que seulement de 5 à 6 % d’entre elles portent plainte à la police, même si une hausse du nombre de dénonciations relatives aux infractions à caractère sexuel est observée. L’une des pistes de solution préconisées par certaines victimes, c’est la justice réparatrice.

C’est l’option qu’a d’ailleurs choisie Mélanie Jacques, victime d’inceste à l’âge de 10 ans, pour avancer dans son processus de guérison. Rencontrée sur le bord du fleuve à Sorel-Tracy, Mélanie tient une photo d’elle et de son beau-père, prise quelques mois avant qu’il ne l’agresse sexuellement. « La raison pour laquelle j’ai gardé cette photo-là, c’est parce que je ne voulais pas oublier la petite fille sur la photo. […] Le pourquoi que je suis forte […], c’est à cause d’elle ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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