Le baiser de l'hôtel de ville de Doisneau ou celui de la peinture de Klimt, les bécots sur les bancs publics, celui dans le film Casablanca entre Vivian Leigh et Clark Gable... Toutes ces images peuplent notre imaginaire amoureux. Et nous confortent dans l'idée –fausse– que le baiser sur la bouche serait banal, universel, pratiqué depuis la nuit des temps, tel un instinct inné.
En réalité, le baiser, sa perception et sa pratique à travers les siècles et les peuples du monde ont connu des changements. «C'est une illusion naïve de penser qu'il serait un geste naturel biologiquement, et non un fait culturel et géographique, avance Alexandre Lacroix, auteur de Contribution à la théorie du baiser. On pense que le baiser n'a pas d'histoire. Ce n'est pas le cas.»
D'abord, «il existe une géographie du baiser assez précise, explique-t-il....
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