La pénurie d’essence continue en France, où environ 30% des stations-service sont confrontées à des problèmes d'approvisionnement, selon le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Certains départements sont nettement plus touchés que d’autres, comme dans le Nord ou en région parisienne.
Alors que plusieurs stations ne sont plus en mesure de fournir du carburant, l'État a pris des mesures, en concertations avec les préfectures, pour permettre à certaines professions indispensables de pouvoir continuer à circuler. À l’échelle nationale, quelques stations sont donc réservées aux véhicules d’urgence : les sapeurs-pompiers, la police, le SAMU et la gendarmerie nationale. Mais ces mesures sont aussi locales, puisque les préfectures ont établi leur propre liste d'utilisateurs prioritaires depuis vendredi 7 octobre.
Par exemple, le préfet de l’Aisne a réservé une file prioritaire dans certaines stations de son département, entre 7h30 et 18h. Trois catégories de métiers sont concernées : "Les personnes dépositaires de l’autorité publique (services de police et de gendarmerie, administration pénitentiaire, justice, etc.) ; les services d’urgence et de secours (SDIS, SAMU, SMUR, etc.), le personnel médical et paramédical (médecins, pharmaciens, infirmières, aides-soignants, etc.)". Dans l’Oise, ces files prioritaires sont réservées seulement aux professionnels de santé, sur présentation d’un justificatif et dans la Somme, aux "services de sécurité et de secours afin d'assurer leurs missions prioritaires".
Mais dans le Pas-de-Calais, la liste des "véhicules des services d’urgence" est bien plus large. La préfecture détaille : "Police, gendarmerie, défense, sapeurs-pompiers, douane, services de déminage, activités hospitalières, établissements et services sanitaires sociaux et médico-sociaux, professionnels de santé, ambulances, VSL et taxi conventionnés, collecte-transport de sang et d’organes, distribution de produits pharmaceutiques et de produits de santé, services de soin à domicile, pompes funèbres et soins des défunts, organisations secouristes, services pénitentiaires, services des routes du Conseil départemental et véhicules liés aux interventions d’urgence (ENEDIS, GRDF, DIR, sociétés d’autoroute, dépannages routiers)".
La préfecture ajoute que "les autres usagers de la route sont invités à faire preuve de civisme et à ne pas se rendre dans ces stations". De la même manière, le département du Nord a étendu la liste des publics prioritaires "pour prendre en compte les professions de santé dont la continuité de service est nécessaire". Ainsi, les ambulanciers, la collecte de transport de sang et d'organes, ou encore les services de soin à domiciles sont concernés (une liste complète à retrouver ici).
Et si les taxis conventionnés sont bien prioritaires dans le Pas-de-Calais ou encore dans les Hauts-de-France, ce n'est pas le cas ailleurs en France, alors que la Fédération Nationale des Taxis réclame un accès privilégié aux ...
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