Quatennens cible de "gifles politiques" : Mélenchon de nouveau critiqué, y compris dans son camp

LCI - 10/10
[VIDÉO] - Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a demandé que "cesse le lynchage qui a été fait" d'Adrien Quatennens, déplorant une "répétition de gifles politiques données du matin au soir dans tous les médias". Des propos "honteux" pour Marlène Schiappa, qui estime que "La France insoumise s'enfonce dans l'antiféminisme". Au sein de LFI, Clémentine Autain a dit ne pas partager "les mots de Jean-Luc Mélenchon".

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a demandé que "cesse le lynchage qui a été fait" d'Adrien Quatennens, déplorant une "répétition de gifles politiques données du matin au soir dans tous les médias".
Des propos "honteux" pour Marlène Schiappa, qui estime que "La France insoumise s'enfonce dans l'antiféminisme".
Au sein de LFI, Clémentine Autain a dit ne pas partager "les mots de Jean-Luc Mélenchon".

Ses tweets polémiques après les révélations de violences conjugales d'Adrien Quatennens avaient gêné au sein de La France insoumise, peu encline à critiquer son leader. Ce dimanche 9 octobre, les nouveaux propos de Jean-Luc Mélenchon sur le député insoumis en retrait depuis ses aveux ont été plus rapidement et fermement critiqués au sein de son mouvement, Clémentine Autain a dit ne pas partager "les mots employés aujourd'hui par Jean-Luc Mélenchon". 

Un peu plus tôt sur France 3, Jean-Luc Mélenchon avait estimé qu'Adrien Quatennens devait revenir à l'Assemblée nationale. Appelant à une "graduation des peines qui lui sont infligées", il a souhaité "que cesse le lynchage qui a été fait de lui", en déplorant une "répétition de gifles politiques qui lui sont données du matin au soir dans tous les médias". Lui réaffirmant son "affection", il a également estimé qu'Adrien Quatennens "n'est pas un violent parce qu'il a été violent une fois, il y a de cela plus d'un an" et "n'a jamais recommencé cette violence".

Mais selon Clémentine Autain, "ce n'est pas d'actualité, là tout de suite, qu'Adrien Quatennens revienne, je ne suis pas sûre d'ailleurs que ce soit son souhait". Sur BFMTV, elle s'est dite "pas d'accord avec la façon dont il prend cette histoire, qui a mon sens mérite d'essayer d'être comprise du point de vue du combat que nous menons, c'est-à-dire la lutte contre les violences faites aux femmes". "Oui, forcément, il y a une dimension affective mais nous sommes des responsables politiques et donc le message qu'on envoie me paraît très important", a-t-elle ajouté.

La France insoumise s’enfonce dans l’antiféminisme

Marlène Schiappa

Ce lundi, la secrétaire d'Etat chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative Marlène Schiappa a estimé que "La France insoumise s’enfonce dans l’antiféminisme". "Aujourd'hui une femme qui est victime de violences conjugales et qui est membre de LFI, (…) elle entend ‘taisez-vous’, elle entend qu’on n’a pas envie d’écouter les femmes". "J’ai de la peine pour les femmes victimes de violences conjugales quand j’entends ça, il fait reculer la cause.(...) C’est triste pour les féministes qui sont engagées sincèrement dans la Nupes", a ajouté l'ancienne secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes.

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Toujours dans la majorité, la cheffe de file des députés Renaissance Aurore Bergé s'est insurgée contre le "caractère invraisemblable de cette déclaration". "On en vient à avoir un ancien candidat à l'élection présidentielle, qui a recueilli sur son nom des millions de votes, dire qu'il lui renouvelle son affection. Moi, je n'ai pas d'affection pour un homme qui frappe sa femme", a insisté celle qui avait déjà dénoncé le comportement de LFI la semaine dernière dans l'hémicycle.

J.F

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