Ce serait un film habité d'un ensemble de questions. Attention, pas d'une suite de questions, d'un ensemble. Elles sont là au même moment même si elles n'appartiennent pas au même domaine.
Et ces questions, il ne s'agira pas tant, pour le film, de les résoudre –même si les personnages s'y essaient– que de les garder vives, actives, se relançant l'une l'autre sans qu'aucune ne soit abandonnée, marginalisée, méprisée.
Très explicitement, Un beau matin raconte un double mouvement qui traverse son personnage central, Sandra, la jeune femme qu'interprète Léa Seydoux. Léa Seydoux qu'il est juste de saluer sans attendre, non seulement parce que la délicatesse de son jeu est au-delà de tout éloge, comme toujours, mais parce qu'elle parvient à se réinventer de film en film, et ici de manière particulièrement heureuse.
Dans la...
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