Vladimir Poutine est aux abois. Le tout est de savoir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Pour le dire autrement, la question est de savoir si cela doit motiver une politique offensive ou prudente de la part des États-Unis. La réponse, dans tous les cas, est sans doute «un peu des deux». Le plus difficile est de trouver le bon dosage, la bonne proportion d'audace et de prudence.
Le président russe a clairement montré son désarroi lors de son discours du 21 septembre (qui était à l'origine prévu pour la veille). Il a voulu le présenter comme un fier appel, patriote, à la mobilisation nationale, mais c'est tout autrement qu'il a été perçu.
Son discours était axé autour de trois points:
Tout d'abord, il a déclaré une «mobilisation partielle» des réservistes afin de défendre «la grande Russie historique» contre «le régime néonazi» de l'Ukraine, subordonné, selon lui, à l'OTAN.
Ensuite, il a annoncé des référendums dans les régions du Donbass, de Kherson et de Zaporijia (où vivent de nombreux Russes) pour voir s'ils voulaient être annexés à la Russie.
Enfin, il a tenu à avertir qu'en cas de «menace de l'intégrité territoriale» russe, il utiliserait «tous les moyens à [sa] disposition», faisant bien sûr allusion à la possibilité de frappes nucléaires, et s'est permis d'aj...
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