Il perd la guerre et ses forteresses

MSN - 25/09
Défaites au front, fissures à l'intérieur, aliénation des alliés rendent le président russe de plus en plus dangereux.

Des files d'attente de plusieurs kilomètres aux frontières finlandaise et géorgienne, une vente à guichets fermés des billets d'avion pour les vols internationaux restants pour les citoyens russes (principalement vers Istanbul, Tbilissi et Erevan) et des centaines d'arrestations d'activistes opposés à l'invasion de Vladimir Poutine. C'est le tableau à l'intérieur de la Russie après la mobilisation partielle, la première depuis la Seconde Guerre mondiale, annoncée mercredi par le président russe dans un discours. Confronté à de sévères défaites sur le front, isolé internationalement par la Chine, l'Inde et même la Corée du Nord, qui a déclaré cette semaine ne pas vendre d'armes à Moscou, et contesté chez lui, Poutine semble plus dangereux que jamais. Il a annoncé la conscription partielle, qui, selon le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, pourrait ajouter jusqu'à 300 000 hommes à l'armée russe, a convoqué des référendums dans quatre régions ukrainiennes occupées sur l'annexion par Moscou (Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson) et a menacé l'Occident avec des armes nucléaires. Je ne bluffe pas, assura-t-il. Le chantage à l'utilisation de tous les moyens à notre disposition, comme il l'a mentionné de manière caractéristique, a été rejeté à la fois par le président américain...
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