Alors que ce samedi 24 septembre marquait les sept de mois de guerre, jour pour jour, en Ukraine, le Kremlin poursuit sa "mobilisation partielle" engagée depuis mercredi et durcit les sanctions pour dissuader les déserteurs. Ce qui n'empêche pas de nombreux Russes de se presser aux frontières du pays. Tandis que le Kremlin a arrêté des centaines de manifestants, sur le terrain, il a démis son chef de la logistique militaire tout en poursuivant des "référendums" dans l'est et le sud de l'Ukraine, malgré des condamnations et des mises en garde occidentales. À la tribune de l'ONU, le chef de la diplomatie russe s'en est d'ailleurs pris aux alliés de Kiev, tandis que Pékin a appelé à l'apaisement. Le point sur la situation.
Moscou durcit les peines contre les déserteurs. En pleine mobilisation de ses réservistes pour aller combattre en Ukraine, le Kremlin a durci samedi les peines encourues par les déserteurs. Le président russe Vladimir Poutine a signé des amendements prévoyant jusqu'à 10 ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre. Il a également signé une loi qui facilite l'accès à la nationalité russe pour les étrangers qui s'engagent pour une durée d'au moins un an dans l'armée, au moment où Moscou cherche par tous les moyens à recruter plus d'hommes pour combattre en Ukraine.
Plus de 700 manifestants russes arrêtés. Malgré ces sanctions renforcées, les opposants à cette "mobilisation partielle" ont tout de même manifesté samedi dans tout le pays, où au moins 710 personnes ont été interpellées dans 32 villes, dont près de la moitié à Moscou, selon OVD-Info, une organisation spécialisée dans le décompte des arrestations. Mercredi, le jour de l'annonce de la mobilisation par Vladimir Poutine, près de 1400 manifestants avaient déjà été arrêtés.
Afflux "important" de voitures russes à la frontière avec la Géorgie. Moscou a reconnu samedi un afflux "important" de voitures cherchant à se rendre en Géorgie, avec quelque 2300 véhicules comptabilisés à un seul poste-frontière. De nombreux Russes se sont aussi pressés aux frontières avec le Kazakhstan et la Mongolie, des témoignages faisant état de parfois plusieurs heures d'attente avant de pouvoir passer. Jeudi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait estimé pourtant que les informations faisant état d'un "exode" des Russes étaient "grandement exagérées".
Kiev appelle les mobilisés russes à se rendre. "Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu'il envoie ses citoyens à la mort", a affirmé samedi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s'adressant directement aux citoyens russes dans leur langue, avant d'appeler les forces de Moscou à se rendre. "Vous serez traités de manière civilisée... personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition", a-t-il lancé.
Le chef de la logistique militaire russe remplacé en pleine mobilisation. La Russie a annoncé samedi le remplacement de son plus haut gradé chargé de la logistique, à l'aube d'une vaste campagne de mobilisation et alors que l'offensive en Ukraine a montré des difficultés en matière d'organisation. Selon les analystes, ces carences sont l'une des raisons expliquant les complications rencontrées par les troupes russes dès le début de l'offensive. Le général Dmitri Boulgakov, vice-ministre de la Défense, a été transféré à un "autre poste" et remplacé par le colonel général Mikhaïl Mizintsev, qui dirigeait jusque-là le Centre de contrôle de la défense nationale.
Les "référendums" d'annexion se poursuivent. La Russie a d'autre part poursuivi samedi ses "référendums" d'annexion, lancés la veille dans quatre r...
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