«Mademoiselle Agnès»: une vérité qui dérange

MSN - 24/09
Si le metteur en scène Louis-Karl Tremblaya choisi l’actrice Sylvie Drapeau, c’est, entre autres, «justement parce qu’Agnès est hypernoire, sévère, et que Sylvie est quelqu’un de très humain, qui approche tous ses personnages avec amour, avec lumière».

Pour Sylvie Drapeau, « on a tous en nous une petite Mademoiselle Agnès, mais on n’en est pas fiers ».

Le personnage que la comédienne joue dans la pièce du même nom de Rebekka Kricheldorf est une critique d’art qui ne réserve pas ses jugements vitrioliques aux seules oeuvres qu’elle recense sur son blogue, elle fait aussi subir sa poursuite radicale de la vérité à ses proches, traquant tous leurs faux-semblants. Il s’agit d’une transposition contemporaine du Misanthrope de Molière. Un procédé dont la dramaturge allemande est coutumière, comme on l’avait vu dans Villa Dolorosa, décapante adaptation des Trois soeurs de Tchekhov, montée en 2013 à l’Espace Go.

Louis-Karl Tremblay, qui signe l’adaptation québécoise et la mise en scène du spectacle présenté au Prospero, a été séduit par l’humour cinglant et corrosif de Kricheldorf. « J’avais l’impression qu’elle nommait très bien les travers de notre milieu culturel. Par exemple l’“hypocrisie”, entre gros...
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