Critique cinéma - «Blonde»: comment Marilyn consuma Norma Jean

MSN - 23/09
Ana de Armas dans le film «Blonde», où le mythe d’Hollywood dans toute sa gloire est déconstruit.

Durant les premières minutes de Blonde (V.F.), ce n’est curieusement pas à l’ouvrage de Joyce Carol Oates, duquel est pourtant tiré le film, que l’on songe, mais plutôt au roman The Day of the Locust (L’incendie de Los Angeles), de Nathanael West. Lors d’une séquence aussi virtuose qu’effrayante, la petite Norma Jeane Mortenson, future Marilyn Monroe, est conduite le long des collines embrasées de Mulholland Drive par sa mère en pleine psychose. Il y a le contexte commun des années 1930, mais, surtout, il y a le fait que, d’emblée, le cinéaste Andrew Dominik dépeint Hollywood comme un enfer sur terre. À l’affiche ve...
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