Chantage à la sextape à Saint-Etienne : la pression s'accentue sur le maire Gaël Perdriau

LCI - 16/09
[VIDÉO] - Gaël Perdriau n'entend pas laisser sa place et refuse de se mettre en retrait, comme le réclame l'opposition. Les employés municipaux se mobilisent également contre le maire empêtré dans une affaire de chantage à la sextape. Le bras de fer s'annonce tendu avant le prochain conseil municipal, prévu le 26 septembre.

Gaël Perdriau n'entend pas laisser sa place et refuse de se mettre en retrait, comme le réclame l'opposition.
Les employés municipaux se mobilisent également contre le maire empêtré dans une affaire de chantage à la sextape.
Le bras de fer s'annonce tendu avant le prochain conseil municipal, prévu le 26 septembre.

Gaël Perdriau entend rester en fonction. Jeudi 15 septembre, le maire LR de Saint-Etienne et président de la métropole a dit sa "détermination" à assumer ses mandats malgré l’affaire de chantage à la sextape qui l’éclabousse depuis trois semaines. Pour l’opposition et une partie des agents municipaux, cette position n’est pas tenable. Ils sont ainsi nombreux à réclamer le départ de l’édile, également visé par une procédure d’exclusion au sein de son parti, Les Républicains. 

"Nous appelons les trois protagonistes de l'affaire - Gaël Perdriau, son directeur de cabinet, Pierre Gautierri, et son adjoint Samy Kéfi-Jérôme - à se mettre en retrait pour préserver le fonctionnement des instances délibératives et des collectivités", a indiqué à TF1info le leader de l'opposition, Pierrick Courbon. "Si la majorité municipale refusait ces demandes, elle se rendrait coupable d’alimenter le sentiment du 'tous pourris' qui fait le terreau de l’extrême droite et de l’abstention. Il s’agirait là d’une faute morale et politique grave", indiquait son groupe, Saint-Etienne Demain, dans un communiqué publié lundi 12 septembre.

"Nous demandons à ce que les trois élus en cause se retirent et que Gaël Perdriau retire ses fonctions à Pierre Gautierri", a abondé Olivier Longeon, conseiller municipal écologiste, auprès de TF1info. "Comment ce dernier peut-il assurer qu'il restera directeur de cabinet ? Est-ce le seul à avoir du pouvoir dans cette commune ? Nous découvrons que cette ville fonctionne plus sur la violence que sur un projet", a-t-il ajouté, s'interrogeant sur la marge de manœuvre de la majorité. "Si Gaël Perdriau a de la décence vis-à-vis des Stéphanois, il doit suspendre son adjoint, son directeur de cabinet et lui-même, et laisser faire la justice." 

Il y a plusieurs semaines, Pierrick Courbon a déposé plainte contre X pour escroquerie à la délibération. Son groupe réclame également que la ville porte plainte pour ces mêmes motifs, puisque deux subventions auraient été attribuées à deux associations stéphanoises avant d’être reversées aux deux auteurs suspectés de la vidéo à caractère sexuel qui aurait servi à faire chanter Gilles Artigues. "Dans l’hypothèse d’un détournement de fonds publics, c’est bien la Ville qui aurait été lésée, et à travers elle l’ensemble des contribuables, dont nous proposons de défendre les intérêts", avaient expliqué Isabelle Dumestre et Pierrick Courbon lors d’une conférence de presse donnée le 1er septembre dernier. Ils réclament aussi l’inscription d’une délibération en ce sens à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, prévu le 26 septembre.

Gaël Perdriau assistera-t-il au prochain conseil municipal ?

Ce prochain conseil municipal s'annonce d'ailleurs plus que tendu. "Nous ne souhaitons pas y mettre un pied si Pierre Gautierri est présent", nous a indiqué Pierrick Courbon. "Nous allons demander également à ce qu'il ne se tienne pas en présence de Gaël Perdriau et que nous puissions avoir un temps de débat avant l'ordre du jour", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'était pas "partisan de la politique de la chaise vide". Les écologistes s'y rendront également, mais "s'il se déroule en présence de Gaël Perdriau, ce dernier doit s'attendre à un feu de questions", a promis Olivier Longeon. "S'il croit qu'il pourra revenir tranquillement dans toutes les représentations, il se trompe, nous serons présents, actifs, prêts à poser des dizaines de questions." 

Quid de la majorité ? Elle a réagi pour la première fois ce lundi 12 septembre via un communiqué. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos ignobles tenus dans les d...
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