Mot de Jean-Luc Godard

Elsa Fernández-Santos - El País - 13/09
Pour le cinéaste, petit-fils maoïste d'un banquier ami de Paul Valéry, les films étaient des traces de vie, un laboratoire où tout pouvait rentrer

Avec Jean-Luc Godard un cinéaste ne meurt pas, un philosophe, un révolutionnaire et un pays meurent. La patrie d'un apatride, d'un « étranger en Suisse, exilé chez lui », qui a forgé avec des images mais aussi avec d'innombrables phrases et pensées un pays imaginaire où le cinéma, ou plutôt le mystère du cinéma, c'était tout.

La vie de Godard a été une longue réflexion sur le pouvoir des images et la recherche inlassable de l'énigme d'un art qui, selon lui, n'était tout à fait possible que grâce à l'imagination du spectateur. Il a reconnu ce pouvoir en nous et c'est pourquoi sa mort laisse un sentiment d'orphelin qui ne peut être atténué que par ses propres mots.

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La vie et les films de Jean-Luc Godard, en images

Le mythe...
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