Kiev avance, Moscou se regroupe. Alors que l'Ukraine a revendiqué samedi des percées dans l'est, Moscou a annoncé de son côté retirer des troupes de cette zone pour "renforcer" la région séparatiste prorusse de Donetsk, un peu plus au sud dans le Donbass.
Dans la soirée, Volodymyr Zelensky s'est réjoui qu'"environ 2000 km notre territoire" aient été "libérés depuis début septembre", sans préciser s'il s'agissait de km² - jeudi, le commandant en chef des forces ukrainiennes avait affirmé que celles-ci avaient reconquis 1000 km². L'armée russe fait le "bon choix de s'enfuir", a ajouté le président ukrainien. "Il n'y a pas de place pour les occupants en Ukraine et il n'y en aura pas."
Les forces ukrainiennes ont fait savoir plus tôt qu'elles étaient entrées à Koupiansk, localité se trouvant sur des itinéraires d'approvisionnement de l'armée russe. Une nouvelle étape dans leur récente contre-offensive éclair qui leur a permis de récupérer des pans entiers de territoires.
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La résistance ukrainienne pourrait être mise à mal par Moscou durant l'hiver, avertit le président Volodymyr Zelensky. Selon lui, la Russie compte profiter de l'hiver, qui pourrait être glacial, pour faire basculer le conflit en sa faveur.
VISITE SURPRISE A KIEV DE LA CHEFFE DE LA DIPLOMATIE ALLEMANDE
Annalena Baerbock, est arrivée ce samedi à Kiev pour une visite surprise destinée à "montrer" que l'Ukraine "peut compter" sur le soutien de Berlin, a annoncé le ministère des Affaires étrangères allemand.
"Je me suis rendue à Kiev aujourd'hui pour montrer qu'ils peuvent continuer à compter sur nous. Que nous continuerons à soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra, par la livraison d'armes, par un soutien humanitaire et financier", a indiqué dans la matinée Mme Baerbock, citée dans un communiqué de ses services. Il s'agit de sa deuxième visite à Kiev depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février.
Outre des aides financières et militaires, l'Allemagne entend aider Kiev à mener des opérations de déminage et à "faire la lumière sur les crimes de guerre commis, notamment en envoyant des experts, dont un procureur", a précisé la ministre dans le communiqué.
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