Ce n'est pas la première fois que Buckingham communique sur la santé de la Reine. Mais cette fois-ci, quelque-chose a changé. Après que le palais britannique a annoncé ce jeudi 8 septembre que les médecins d'Elizabeth II étaient "préoccupés" par son état de santé, un vent d'inquiétude a soufflé sur le pays.
Tout d'abord, le communiqué, en lui-même, utilise des termes "assez inhabituels", comme l'a souligné la journaliste Isabelle Rivère sur LCI. Auteure du podcast "Elizabeth II, le règne et l'intime", elle souligne que le scénario qui se déroule actuellement "rappelle un peu celui de la Reine Victoria, qui s'était éteinte doucement, entourée des membres de sa famille".
Et pour cause, les éléments alarmants se succèdent depuis 13h40. Tout a commencé à peine quelques minutes après l'annonce sur l'état de santé du monarque. Alors en plein débat au Parlement britannique, la Première ministre Liz Truss a discrètement quitté la salle après avoir été informée par un ministre. Et tandis que la Chambre des Communes débattait du plan gouvernemental sur les prix de l'énergie, le président de la Chambre, Lindsay Hoyle, a interrompu les discussions pour souhaiter ses "meilleurs vœux" à la Reine, et préciser qu'il informerait les députés de toute nouvelle information. Or, d'après le Guardian, "la Chambre des Communes n'avait jamais été interrompue pour prendre des nouvelles de la santé de la Reine de cette manière". Ce fut le tout premier signal indiquant que quelque chose n'allait pas du tout.
Depuis, les alertes n'ont cessé de se multiplier. À commencer par la réaction de la BBC. Non seulement la télévision publique britannique a interrompu ses programmes pour donner des nouvelles d'Elizabeth II, mais le présentateur a pris l'antenne vêtu d'un costume et d'une cravate noire. Une tenue qui fait partie du protocole de la chaine pour la mort d'un monarque britannique. Au palais de Buckingham à Londres, un panneau a été sorti pour informer les touristes que la relève de la garde n'aurait pas lieu.
Enfin, dernier élément préoccupant, les quatre enfants de la reine se sont tous rendus au chevet de leur mère, au château de Balmoral. Même son petit-fils Harry et son épouse Meghan Markle ont pris la direction de l'Écosse. Le signe d'une "situation critique", d'après l'analyse de Chris Ship, journaliste anglais spécialiste de la famille royale. À l'heure actuelle, comme l'a résumé Isabelle Rivière, "tous les signes sont là pour penser que la reine Elizabeth II vit peut-être ses dernières heures".
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