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Victime de cyberharcèlement, Sandrine Rousseau ne cèdera pas en quittant Twitter
LCI -
04/09
La députée EELV a dénoncé le compte Twitter qui se présente comme parodique, lui reprochant d'être un "lanceur de raids" à son encontre.
Si elle se refuse à quitter le réseau social, elle a regretté qu'il n'y ait pas de politique de lutte contre le cyberharcèlement sur la plateforme.
La députée EELV a dénoncé le compte Twitter qui se présente comme parodique, lui reprochant d'être un "lanceur de raids" à son encontre.
Si elle se refuse à quitter le réseau social, elle a regretté qu'il n'y ait pas de politique de lutte contre le cyberharcèlement sur la plateforme.
Si Sandrine Rousseau dit ne pas avoir de problème avec la caricature, elle en a avec le compte parodique "Sardine Ruisseau". Reprochant à ce compte Twitter de nourrir le cyberharcèlement dont elle est victime, elle a regretté que ce type de violence ne soit pas mieux sanctionné au niveau de loi, mais aussi du côté du réseau social lui-même.
"J'ai toujours défendu les caricatures et en particulier les caricatures de presse, je n'ai aucun souci là-dessus. Après, la question est celle de la loi, quelle est la loi, où est-ce qu'elle s'arrête, où est la zone grise ?", s'est-elle interrogée dans l'émission du "Grand Jury" sur LCI.
Je lui reproche à ce compte parodique d'être une espèce de lanceur de raids"
Sandrine Rousseau
"Ce que je reproche à 'Sardine Ruisseau', c'est un : certains de ses traits d'humour qui à mon avis sont en dehors des limites de l'acceptable. Deuxième chose, je lui reproche d'être une espèce de lanceur de raids", a-t-elle expliqué, visant ce compte "parodique" qui ne manque pas une occasion de moquer les déclarations ou faits et gestes de l’écoféministe.
"À partir du moment où ce compte fait un tweet, il y a des centaines et des milliers" de réactions, a encore ajouté la députée, souhaitant ainsi dénoncer les répercussions que ce compte peut avoir. "Quelque part, ce n'est pas 'Sardine Ruisseau' qui est le harceleur, c'est l'ensemble des personnes qui, sous couvert d'humour, accréditent une cible."
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Pour autant, la femme politique se refuse à quitter le réseau social. "La plupart des féministes l'ont fait, mais quelque part, c'est leur donner raison", a jugé l'élue EELV de Paris, évoquant les harceleurs en ligne. Cela n'a pas empêché la députée de dénoncer la politique ambiguë de Twitter vis-à-vis de sa lutte contre le cyberharcèlement sur cette plateforme. Selon elle, le PDG de Twitter France, Damien Viel, aurait liké un tweet du compte parodique "après que j'ai dénoncé le cyberharcèlement dont j'ai été victime et après les multiples dénonciations de certains tweets que j'ai réalisées au nom des uns et des autres". "Quand le patron de Twitter France fait ça, il envoie un message politique", a-t-elle reproché.
A. Lo.
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