LE PREMIER MINISTRE UKRAINIEN ATTENDU À BERLIN
Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal effectue dimanche une visite en Allemagne dans l'espoir d'un soutien encore plus fort face à la Russie, après des crispations récentes entre Kiev et Berlin. L'attitude de l'Allemagne à l'égard de Moscou, suite au déclenchement de la guerre il y a six mois, et son manque initial de soutien militaire avaient profondément irrité le gouvernement de Volodymyr Zelensky.
Les choses se sont toutefois améliorées depuis. Il y a moins d'une semaine, le chancelier Olaf Scholz a souhaité que l'Allemagne assume une "responsabilité particulière" pour aider l'Ukraine à renforcer ses systèmes d'artillerie et de défense aérienne. Il a promis le soutien de Berlin à Kiev "aussi longtemps qu'il le faudra".
Avant sa venue dimanche, Denys Chmygal a constaté "les immenses progrès" faits par l'Allemagne. Mais il réclame davantage d'armes et d'équipements militaires. Il compte par ailleurs faire passer un autre message: l'Allemagne doit considérer les atrocités russes comme un "génocide". "C'est la politique russe: ils tuent des civils en Ukraine seulement parce que ce sont des Ukrainiens", a-t-il assuré. "Nous attendons que nos partenaires, y compris l'Allemagne, partagent notre évaluation."
UN RISQUE NUCLÉAIRE EN CAS DE PERTE D'ALIMENTATION
Une perte totale d'alimentation de la centrale de Zaporijia - si le courant arrivant depuis l'extérieur est coupé et que les groupes électrogènes de secours ne fonctionnent pas - risquerait d'entraîner une surchauffe des installations, voire une fusion du cœur d'un réacteur, comme à Fukushima, au Japon, en 2011.
LA CENTRALE DE ZAPORIJIA À NOUVEAU DÉCONNECTÉE
La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par l'armée russe, a "de nouveau perdu la connexion" au réseau électrique samedi. La déconnexion de la plus grande centrale nucléaire d'Europe, dans le sud du pays, s'était déjà produite le 25 août. Elle est survenue "après de nouveaux bombardements dans la zone", selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), mais la centrale continue cependant à fonctionner "grâce à une ligne de secours" qui l'alimente, permettant ainsi le refroidissement du combustible nucléaire.
La dernière ligne encore en fonctionnement "a été endommagée", a expliqué l'AIEA, rappelant que les trois autres avaient été "perdues précédemment pendant le conflit". "Du fait d'une capacité insuffisante pour deux réacteurs, le réacteur numéro 5 a été arrêté", a précisé l'opérateur ukrainien Energoatom dans un communiqué sur Telegram, imputant les frappes aux forces russes.
La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les forces russes, a "de nouveau perdu la connexion" au réseau électrique externe, a annoncé samedi dans un communiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dont des experts se trouvent sur place. La dernière ligne encore en fonctionnement "a été endommagée", a expliqué l'AIEA, rappelant que les trois autres avaient été "perdues précédemment pendant le conflit".
Cet incident est survenu "après de nouveaux bombardements dans la zone", selon les informations fournies par les autorités ukrainiennes à l'instance onusienne.
Le site continue à fonctionner "grâce à une ligne de secours", a précisé l'AIEA. Mais "du fait d'une capacité insuffisante pour deux réacteurs, le réacteur numéro 5 a été arrêté", a indiqué l'opérateur ukrainien Energoatom dans un communiqué sur Telegram, blâmant les frappes des forces russes. "Actuellement, le sixième réacteur marche", a-t-il ajouté. Ce que l'AIEA a confirmé : "Il produit de l'électricité pour le refroidissem...
[Courte citation de 8% de l'article original]