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Antiterrorisme : pour le Burkina, l’heure de la diversification partenariale
Bernard Kaboré - LePoint -
03/09
TOURNANT. La visite à Bamako du colonel Damiba, chef de la junte burkinabè, est une forte illustration d’un redéploiement stratégique déjà engagé à Ouagadougou.
Question d'un journaliste au chef du gouvernement burkinabè, Albert Ouédraogo, lors d'un grand entretien accordé à la télévision d'Etat sur le bilan de six mois passés à la tête du gouvernement : « Monsieur le Premier ministre, on a un partenaire (militaire) classique qui est la France. Il y en a qui pensent à la Russie et à bien d'autres pays. De plus en plus de Burkinabè estiment qu'il faut rompre définitivement avec la France, est-ce que vous pensez que ces derniers ont raison ? ».
Réponse d'Albert Ouédraogo : « Je comprends leur revendication parce que la France est le partenaire historique et même le premier partenaire… Si depuis des années, cette coopération n'a pas permis d'assassiner l'aide, il faut se poser des questions. Et je suis tout à fait d'accord, qu'aujourd'hui, il faut la revoir. Nous, en tant que dirigeants, nous ne pouvons pas continuer à rester sourds à ces revendications de composantes importantes de notre peuple ». Et le chef du gouvernement d'indiquer au passage qu' « il n'y a aucun problème entre les peuples français et burkinabè » ajoutant que « le problème se pose en termes de politique et de relations de coopération ». Une déclaration qui a retenu l'attention d'une partie de l'opinion autour de la question de savoir comment les autorités actuelles du Burkina envisagent de déployer leur... [Courte citation de 8% de l'article original]
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