Philippe Racine entre Basquiat et Ali

MSN - 03/09
L’intérêt de Philippe Racine pour l’artiste peintre américain culte remonte à plus de 20 ans. Un ami l’a fait découvrir au jeune homme de Joliette à l’université.

Avec trois spectacles depuis un an, c’est peu dire que le Théâtre de La Sentinelle trace son chemin.

À une semaine d’intervalle, la jeune compagnie présente M’appelle Mohamed Ali au Quat’Sous et lance la pièce Lequel est un Basquiatà la salle Jean-Claude-Germain, où elle amorce une résidence. « Les deux textes nous parlent, chacun à leur façon, de notre identité, explique le directeur artistique de La Sentinelle, Philippe Racine. Du rapport à notre identité de Noirs québécois ou d’immigrants nouvellement québécois. Et les pièces abordent ces grandes figures noires américaines sous un autre angle : la façon dont elles ont des résonances pour nous, Québécois. »

Des icônes qui transcendent leurs origines et leur identité. « Parler d’Ali, ce n’est pas parler de l’Américain qui s’est battu pour les droits des Noirs et contre [la guerre au] Vietnam ! C’est plus que ça. C’est notre humanité qu’il défend, à travers le prisme afrocentré...
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