Activité physique à l’hôpital : changer les mentalités est nécessaire

Julien Hernandez - Futura Sciences - 02/09
Une croyance largement ancrée dans nos esprits consiste à penser que lorsque nous sommes à l'hôpital, il faudrait nécessairement se reposer. Pourtant, la littérature est unanime sur le sujet :...

Une croyance largement ancrée dans nos esprits consiste à penser que lorsque nous sommes à l'hôpital, il faudrait nécessairement se reposer. Pourtant, la littérature est unanime sur le sujet : mobiliser suffisamment son corps pour éviter la fonte musculaire et les conséquences néfastes qui en découlent est absolument essentiel pour une guérison optimale.

La majorité des personnes admises dans les hôpitaux sont des personnes âgées. On sait qu'il existe un risque important pour cette catégorie de la population concernant la perte de capacités fonctionnelles lorsque l'hospitalisation s'étend dans la durée. Cela n'est pas sans conséquences : un risque de réadmission plus élevé (notamment à cause de chutes plus fréquentes), un placement en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) en allant jusqu'au décès.

De fait, il va sans dire que le niveau d'activité physique dans les structures hospitalières est très faible et qu'il représente un facteur de risque pour la perte des capacités fonctionnelles et les conséquences qui s'ensuivent. Pourtant, si on regarde le verre à moitié plein, cela veut dire qu'il est possible d'agir pour augmenter ce niveau d'activité physique et réduire les risques associés. Comment faire ? C'est la question que se sont posée des chercheurs néerlandais qui publient une revue systématique dans International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity.

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