D’une guerre à la perspective d’une autre

MSN - 31/08
Les troupes militaires taïwanaises étaient inspectées par la présidente Tsai Ing-wen sur les îles Penghu, le 30 août.

En fuyant la guerre, en mai dernier, la jeune Ukrainienne Anna Fursyk, 20 ans, n’a certainement pas pensé qu’elle finirait par s’en rapprocher si vite, ailleurs dans le monde, en trouvant refuge à Taïwan.

Le territoire asiatique fait face lui aussi à la menace d’une invasion, chinoise, qui devient désormais de moins en moins hypothétique.

« C’est une route dont le tracé peut sembler un peu étonnant », admet en souriant la jeune fille originaire de Lviv, en Ukraine, rencontrée par Le Devoir dans l’enceinte de l’Université Tunghai, à Taichung, au centre de l’île, où, depuis quelques semaines, elle étudie le chinois. « Personne ne veut quitter une guerre pour se retrouver au milieu d’une autre. Mais ce que l’agression de l’Ukraine par la Russie nous a appris, c’est qu’une guerre reste impossible à prédire. Si ça doit arriver, ça arrivera, et l’on ne peut pas quitter son chemin simplement à cause d’une incertitude », dit-elle, philosophe, dans un français impeccable.

S’éloigner d’une invasion en cours pour vivre une in...
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