À l'approche de l'hiver, une hausse du prix de l'électricité et du gaz, ainsi que d'éventuelles coupures, inquiètent de nombreux particuliers et entreprises. Tout en reconnaissant que des "difficultés d'approvisionnement" sont à prévoir, Gabriel Attal a cherché à apaiser ces craintes : invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche, le ministre de l'Action et des Comptes publics a assuré que le gouvernement allait "continuer à protéger les Français".
Il a ainsi reconnu que "ce que nous avons connu ces dernières décennies, une forme d’abondance en matière énergétique, est aujourd’hui pour des raisons écologiques et géopolitiques derrière nous", reprenant ainsi l'alerte lancée par Emmanuel Macron sur une "fin de l'abondance" à l'ouverture du conseil des ministres mercredi. Mais l'ancien porte-parole du gouvernement n'a évoqué à aucun moment la possibilité de coupures de courant.
"Je dis aux Français de se préparer à des tensions, des difficultés d’approvisionnements", a-t-il seulement insisté. Avant de poursuivre : "On va avoir une situation tendue, qui va dépendre de plusieurs facteurs : météorologique, qu’on ne contrôle pas et qui est difficile à prévoir, et géopolitique. La décision par la Russie de couper l’alimentation en gaz de l’UE aurait évidemment un impact sur nos capacités."
Gabriel Attal s'est toutefois montré confiant : "on se met en situation de pouvoir fournir aux Français l’énergie nécessaire cet hiver, (...) en diversifiant nos approvisionnements, en remplissant nos stocks au maximum, et en construisant un plan de sobriété énergétique, qui sera présenté par la Première ministre dans les prochaines semaines", a-t-il assuré.
Les stocks de gaz sont actuellement déjà remplis à 90%. Par ailleurs, des discussions sont en cours entre Engie et l'Algérie pour augmenter les importations de gaz, a indiqué une source gouvernementale française à TF1info, au lendemain d'un voyage diplomatique d'Emmanuel Macron sur place. La France espère pouvoir doubler cet approvisionnement algérien, qui représente 8% de nos importations actuelles de gaz.
Sur le volet des prix ensuite, "depuis près d’un an, on a largement amorti les hausses qui auraient dû intervenir dans les factures d’énergie des Français", a appuyé le ministre. "Nous avons bloqué à 4% l'augmentation du prix de l'électricité qui devait avoir lieu en février dernier. Si nous ne l'avions pas fait, tous les Français auraient reçu en moyenne une facture d’électricité en augmentation en moyenne de 45 à 50%", a-t-il détaillé.
Des efforts qu'il a promis de prolonger, rappelant que ce bouclier tarifaire sera maintenu jusqu'à la fin de l'année. Quant à l'année prochaine, il a refusé toute précision mais a indiqué qu'il dévoilera les solutions choisies fin septembre, lors de la présentation du budget pour 2023. "Les hausses des cours de l’énergie, prévus en ce moment pour le début 2023, ne s'appliqueront pas évidemment dans leur intégralité sur les prix qui seront payés par les Français. C’est notre boussole de continuer à les protéger", a poursuivi Gabriel Attal, faisant référence à l'explosion du prix de gros de l'électricité en France. "Nous contiendrons ces hausses assez spectaculaires", a-t-il promis.
Quant aux entreprises, le ministre est revenu sur le dispositif proposé aux entreprises "énergo-intensives, qui dépensent beaucoup pour les factures d'élec...
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