Ukraine, six mois de guerre : ce que ce conflit nous a appris

LCI - 23/08
[VIDÉO] - Le 24 février dernier, les troupes de Moscou envahissaient l'Ukraine. L'offensive éclair s'est rapidement muée en guerre de position, avec un enlisement du conflit. Après six mois de combats, quelles leçons peut-on tirer de cette guerre aux portes de l'Europe ?

Le 24 février dernier, les troupes de Moscou envahissaient l'Ukraine.
L'offensive éclair s'est rapidement muée en guerre de position, avec un enlisement du conflit.
Après six mois de combats, quelles leçons peut-on tirer de cette guerre aux portes de l'Europe ?

Six mois de guerre. Et toujours aucun signe de paix en vue. La Russie a déclenché son attaque sur l'Ukraine le 24 février, tentant de s'emparer de la capitale Kiev dans une offensive éclair. Depuis, le conflit patine et se cristallise vers le bassin du Donbass, lui-même déjà théâtre de guerre depuis des années. Si le risque d'un enlisement est devenu une réalité, cet affrontement aux portes de l'Europe est déjà riche d'enseignements. Une armée russe moins forte qu'annoncée, un camp occidental ressoudé... TF1info dresse un bilan.

Les faiblesses de l'armée russe

La première surprise a eu lieu dès les premiers jours du conflit. Alors que l’invasion massive a pris tout le monde de court le 24 février, nombre de commentateurs, et certains services de renseignement occidentaux avaient estimé que les combats ne dureraient que quelques jours, le temps de s’emparer de la capitale ukrainienne. Mais la résistance acharnée des Ukrainiens, civils comme militaires, face à ce qui était tenu pour une des plus puissantes armées du monde, a déjoué tous les pronostics. 

Après quelques jours d'une progression foudroyante, les difficultés de l’armée russe sont apparues. Le harcèlement des forces ukrainiennes, la vétusté du matériel, l’inexpérience des soldats russes et des problèmes dans la chaîne de commandement ont peu à peu confirmé l’invraisemblable : l’armée de Poutine était en grande difficulté.  Son enlisement a été symbolisé par une immense colonne de véhicules militaires russes, figée sur plus de 60 kilomètres sur la route de la capitale.

24 août en Ukraine, pourquoi le pire est annoncé ?Source : TF1 Info

Une farouche résistance ukrainienne

Quand la Russie déclenche son attaque le 24 février, tentant de s'emparer de la capitale Kiev dans une offensive éclair, de nombreux observateurs imaginaient déjà les chars russes défiler sur la place Maïdan. Il n'en fut rien. Car les forces ukrainiennes ont opposé une résistance farouche, obligeant les troupes russes à la retraite et déplaçant les combats vers le bassin du Donbass, dans l'est du pays, et dans son sud agricole. L'Ukraine, depuis quelques semaines, annonce même une contre-offensive dans le sud, retardée, selon Kiev, par la lenteur des livraisons d'armes occidentales. Le bilan humain, lui, est lourd : environ 9000 soldats tués en six mois, selon le dernier bilan du commandant en chef de l'armée Valery Zaloujny. 

La révélation Zelensky

Volodymyr Zelensky, la révélation

Et le président soupçonné d'amateurisme devint chef de guerre. Présenté par ses détracteurs comme une marionnette à la merci des États-Unis et de la Russie, l'ancien acteur comique devenu chef d'État en 2019, à 44 ans, a fait taire les critiques par sa capacité à incarner la détermination de son peuple face à la supériorité militaire de Moscou.

"Pas de panique, nous sommes prêts pour tout, nous allons vaincre", lance-t-il en février à ses concitoyens via Facebook, quelques heures après la déclaration de guerre de Vladimir Poutine. Le lendemain, il apparaît devant le bâtiment de la présidence sur une vidéo pour montrer qu'il se trouve bien à Kiev, sans gilet pare-balles ni casque, au moment où les dirigeants occidentaux veulent l'exfiltrer.

Depuis, Volodymyr Zelensky continue de s'exprimer quotidiennement : devant son peuple, entretenant l'espoir de jours meilleurs. Mais aussi auprès des dirigeants internationaux, réclamant des armes ou plaidant pour accentuer la pression sur Moscou.

La solidarité du camp occidental

Face à l’invasion d’un grand pays frontalier de l’UE, la réponse des alliés occidentaux était attendue avec scepticisme. Les précédents comparables, comme la prise de contrôle rapide de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud en 2008, et plus encore l’annexion de la Crimée en 2014, ne portaient guère à l’optimisme. Mais pour une fois, la réponse occidentale a été coordonnée et quasi-unanime. 141 des 193 pays membres de l’ONU ont voté dès le 2 mars la résolution condamnant l’invasion russe de l’Ukraine (35 abstentions et 5 votes contre). 

Plusieurs trains de sanctions d’une ampleur ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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