De l'ELN à Aída Merlano, cinq points chauds du dégel entre Bogotá et Caracas

Santiago Torrado - El País - 17/08
Le rétablissement des relations entre les gouvernements de Gustavo Petro et Nicolás Maduro se heurte toujours à des obstacles sur plusieurs fronts
Passage pour piétons au pont international Simón Bolívar, près de Cúcuta, à la frontière colombo-vénézuélienne. Santiago Mesa

Le gouvernement naissant de Gustavo Petro a marqué un changement de cycle dans les relations de la Colombie avec le Venezuela de Nicolás Maduro, qui étaient complètement rompues depuis 2019. Dès son élection à la présidence, avant même son investiture, Petro s'est proposé l'objectif de « normalisation ", qui comprend la réouverture complète des étapes formelles et "le rétablissement du plein exercice des droits de l'homme" sur une frontière longue et poreuse de plus de 2 200 kilomètres. Également un effort conjoint pour améliorer la sécurité et promouvoir le commerce formel le long d'une frontière qui est sous le contrôle de groupes armés illégaux depuis des années.

Après une rencontre inattendue des ministres des Affaires étrangères dans l'Etat de Táchira, Petro et Maduro ont déjà décroché leurs rapprochements avec la nomination de leurs ambassadeurs respectifs : Armando Benedetti à Caracas et Félix Plasencia à Bogotá. Reste la tâche ardue de rouvrir les consulats pour servir les citoyens côte à côte. Mais après des années de divergences irréconciliables durant la période d'Iván Duque, qui a inlassablement promu un "siège diplomatique" raté contre l'héri...
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