Ennemie jurée de Trump, la républicaine Liz Cheney éjectée de son siège au Congrès

LCI - 17/08
[VIDÉO] - Ce mardi, l'élue républicaine Liz Cheney a été largement battue par la candidate soutenue par le 45e président des États-Unis lors d'une primaire pour son siège. En croisade contre Donald Trump, elle a promis de continuer le combat.

Ce mardi, l'élue républicaine Liz Cheney a été largement battue par la candidate soutenue par le 45e président des États-Unis lors d'une primaire pour son siège.
En croisade contre Donald Trump, elle a promis de continuer le combat.

Elle a osé défier Donald Trump et elle a été sanctionnée par les électeurs. Après avoir perdu la primaire républicaine pour les élections de mi-mandat face à une candidate soutenue par l'ancien président des États-Unis, l'élue républicaine Liz Cheney, porte-voix des conservateurs anti-Trump, s'est engagée ce mardi à "tout faire" pour que l'ex-star du petit écran n'accède plus jamais à la Maison Blanche.

"Je ferai tout ce qu'il faut pour que Donald Trump ne s'approche plus jamais du Bureau ovale", a déclaré la parlementaire de 56 ans, depuis le Wyoming, État très conservateur où elle siégeait depuis 2017. L'élue de 56 ans est la principale bête noire du milliardaire républicain depuis qu'elle a osé rejoindre la commission parlementaire enquêtant sur son rôle dans l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021. La fille de l'ancien vice-président Dick Cheney copréside cette commission, pour qui Donald Trump a "failli à son devoir" lors de l'attaque menée par ses partisans pour tenter d'empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle de 2020. 

"Tomber dans les oubliettes de la politique"

Donald Trump, qui ne cache pas son envie de déclarer sa candidature à la présidentielle de 2024, dénonce sans cesse les travaux de cette commission, qu'il qualifie de "chasse aux sorcières". Il s'était pour cette raison engagé à faire battre Liz Cheney, mettant tout son poids derrière sa rivale Harriet Hageman, avocate de 59 ans auprès de qui il est allé faire campagne fin mai. Cette candidate appuie notamment la théorie véhiculée par le clan Trump selon laquelle l'élection de 2020 a été "volée" à l'ancien président, malgré l'absence totale de preuve. 

L'ex-magnat de l'immobilier a immédiatement fêté la défaite de Liz Cheney : "Elle devrait avoir honte d'elle-même, de la façon dont elle a agi", a-t-il affirmé sur son réseau social, Truth Social. "Maintenant, elle peut enfin tomber dans les oubliettes de la politique", s'est-il réjoui.                                                                                     

Et maintenant ?

Depuis qu'elle enquête sur Donald Trump et son entourage, l'élue a été visée par une série de menaces de mort et ne se déplace plus sans escorte policière. Dans son État, le premier à avoir accordé aux femmes le droit de vote en 1869, l'élue avait été contrainte de mener une campagne fantôme, sans meetings électoraux ou événements publics. 

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Mais comment la républicaine compte-t-elle désormais faire barrage à Donald Trump alors qu'elle quittera le Congrès dans quelques mois ? Plusieurs médias affirment que la fille de l'ancien vice-président de George W. Bush envisage sérieusement de se présenter à l'élection présidentielle de 2024. Mardi soir après sa défaite, Liz Cheney a d'ailleurs tenu à offrir une main tendue aux "républicains, démocrates et indépendants". "Engageons-nous à faire front commun contre ceux qui veulent détruire notre république", a-t-elle lancé. 

Antoine Llorca

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