"Point de non-retour" entre Moscou et Washington, prisonniers de guerre... le point sur la situation en Ukraine

LCI - 13/08
[VIDÉO] - Les bombardements russes à l'est de l'Ukraine se poursuivent, Moscou tentant de prendre le "contrôle total" de la zone. Les tensions persistent autour de la centrale nucléaire de Zaporijia. Moscou averti qu'un point de non-retour pourrait être franchi avec Washington si les États-Unis qualifiaient la Russie d'État terroriste.

Les bombardements russes à l'est de l'Ukraine se poursuivent, Moscou tentant de prendre le "contrôle total" de la zone.
Les tensions persistent autour de la centrale nucléaire de Zaporijia.
Moscou averti qu'un point de non-retour pourrait être franchi avec Washington si les États-Unis qualifiaient la Russie d'État terroriste.

Au 170e jour de l'invasion russe en Ukraine, la pression ne retombe pas. La Russie "concentre tous ses efforts pour établir son contrôle total" à l'est, dans les régions de Louhansk et du Donetsk, rapporte l'état-major ukrainien dans son point de situation ce samedi matin. L'armée russe tente en outre "de bloquer les connexions maritimes ukrainiennes en mer Noire". Côté ukrainien, Kiev tente de détruire les ponts aux mains des russes, sur le Dniepr, pour affaiblir leur chaîne d'approvisionnement, note l'état-major britannique. 

À l'international, l'attention est braquée sur la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d’Europe, sous contrôle russe depuis début mars. Moscou refuse toujours d'en rendre le contrôle, malgré les appels de la communauté internationale, et alors que les combats s'intensifient dans la zone - bombardements pour lesquels Russes et Ukrainiens se rejettent mutuellement la responsabilité. Une situation critique à laquelle l'ONU veut mettre fin, en demandant une zone démilitarisée..

Relations russo-américaines en danger

Les relations diplomatiques bilatérales entre la Russie et les États-Unis seraient gravement endommagées, voire rompues, si ces derniers qualifiaient Moscou d'État terroriste, averti un haut responsable, cité par l'agence de presse russe TASS. Un point de non-retour serait ainsi franchi, selon Alexander Darchiyev, du ministère russe des Affaires étrangères, si le Sénat américain adoptait une loi visant à désigner Moscou comme terroriste.

Dans le même temps, les États-Unis se disent inquiets des informations selon lesquelles des ressortissants britanniques, suédois et croates seraient inculpés par "des autorités illégitimes dans l'est de l'Ukraine". "La Russie et ses mandataires ont l'obligation de respecter le droit international humanitaire, y compris les droits et les protections accordés aux prisonniers de guerre", a rappelé le secrétaire d'État Antony Blinken sur Twitter.

Le Pentagone a assuré en outre vendredi ne pas avoir d'informations sur la cause des récentes explosions sur une base militaire russe en Crimée, tout en soulignant que les États-Unis n'avaient livré à Kiev aucune arme permettant de mener une telle frappe. Kiev n'a pas revendiqué cette attaque et les multiples explosions, filmées par des témoins qui ont ensuite posté des vidéos sur les réseaux sociaux, restent inexpliquées.

Sanctions

Sous l'effet des sanctions prises contre Moscou, qui ciblent notamment les secteurs énergétique et bancaire, l'économie russe est frappée de plein fouet. Le produit intérieur brut (PIB) de la Russie s'est contracté de 4% au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2021, selon une estimation statistique officielle publiée vendredi. L'inflation a atteint quant à elle en avril son plus haut niveau en deux décennies, avant de ralentir. Elle reste toutefois élevée, atteignant +15,10% en juillet sur un an.

Et ces sanctions pourraient s'étendre, la présidence de l'UE, assurée par la République Tchèque envisageant d'interdire les visas à tous les Russes. "L'arrêt net des visas russes par tous les États membres de l'UE pourrait être une autre sanction très efficace", a ainsi déclaré vendredi le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavsky. Cette idée sera proposée lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Prague...
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