Max Richter, Vivaldi et l'orchestre noir

Jesús Ruiz Mantilla - El País - 13/08
Le compositeur interprète de nouvelles variations sur 'Les Quatre Saisons' avec le Chineke ! et la violoniste Elena Urioste

Max Richter avait un compte à régler avec Vivaldi. Plus précisément avec Les Quatre Saisons. Cela lui est arrivé comme beaucoup de gens, qui commencent leurs oreilles avec cette composition dans leur enfance, plus tard ils en viennent à la détester. Ce n'est pas la faute de Vivaldi, mais les ascenseurs, les files d'attente téléphoniques, les fils musicaux... Il s'agit d'une musique si fréquente, sans qu'on essaie de s'y brancher plusieurs fois, qu'elle produit du rejet.

Questions de la vie moderne… Injustes, mais réelles. "Enfant, j'écoutais l'album en continu à la maison. C'était l'un des rares que mes parents possédaient. On ne peut pas dire qu'ils étaient très amateurs, pas spécialement. J'ai bien aimé, c'était facile pour moi. Il vous a introduit sans problème dans un monde auquel j'ai fini par appartenir et pour cela je lui dois beaucoup. C'est une œuvre reconnaissable et joyeuse ».

"En grandissant, je détestais Vivaldi à l'âge adulte. Nous avions l'obligation de le rejeter", explique le musicien allemand

Ces sons sont restés dans l'inconscient alors que, consciemment, Richter a décidé de devenir musicien. Mais pas par la voie de la facilité, mais par l'avant-garde et l'expérimentation. Très attaché au côté radical et à certains dogmes du pentagr...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...