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DOCUMENT TF1 - Bataillon Azov : la rude sélection des soldats d'élite ukrainiens
LCI -
11/08
[VIDÉO] - Le 20H de TF1 vous emmène dans l’un des lieux les plus secrets d’Ukraine.
Les soldats du bataillon Azov s’y entraînent à balles réelles.
Moins d’un candidat sur dix rejoindra les rangs.
Le 20H de TF1 vous emmène dans l’un des lieux les plus secrets d’Ukraine.
Les soldats du bataillon Azov s’y entraînent à balles réelles.
Moins d’un candidat sur dix rejoindra les rangs.
Quelque part dans le sud de l’Ukraine, dans un des lieux les plus secrets du pays. Les nouveaux aspirants du bataillon dit Azov s’entraînent à balles réelles. Les soldats d’Azov sont bien souvent la première ligne de l’armée ukrainienne, tout près des chars d’assaut ennemis. La protection du lanceur de roquettes est un exercice que toutes les recrues doivent impérativement maîtriser rapidement.
Annia n’avait jamais touché une arme auparavant. Elle travaillait dans le tourisme. Mais il y a un mois, elle a choisi de répondre à l’appel aux volontaires lancé par cette unité d’élite de l’armée ukrainienne. Ces soldats n’ont jamais cessé de se battre lors du siège de Marioupol. Beaucoup sont morts. D’autres ont été faits prisonniers par les Russes. L’Ukraine a fait d’eux des héros, des exemples à suivre.
La sélection reste très rude pour reconstituer le régiment. Le ton de l’instructeur est ferme ; moins d’un candidat sur dix rejoindra les rangs. "Je dois m’entraîner plus, mémoriser tous les mouvements, que ce soit naturel. Il faut être forte physiquement et mentalement pour ne pas paniquer lors du combat. En Ukraine, les femmes sont fortes. On doit aussi défendre notre pays", clame Annia, dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.
Prêts à risquer leur vie
Les aspirants vivent avec les membres du régiment dans des camps souterrains protégés des bombardements et drones espions. La propagande russe se sert du passé ultra-nationaliste du bataillon Azov pour qualifier ses membres de néo-nazis. Pur mensonge, répond le bataillon. Le plus jeune ici s’appelle Vitaly. Il a 18 ans. Il a abandonné son lycée agricole pour se former à la surveillance du ciel sur des écrans. "Je suis jeune et je n’ai pas beaucoup d’expérience mais j’apprends vite pour être utile", certifie-t-il.
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Ceux qui réussissent les sélections partent tout de suite au front. Ils seront en première ligne, parfois sans expérience du combat. Mais ils sont prêts à risquer leur vie. Comme Anton. Cet Ukrainien de 24 ans a fait de nombreux séjours en France. Il a vécu de petits boulots avant de rentrer en Ukraine pour devenir soldat au mois d’avril. "Ça a vraiment été très vite mais il fallait le faire parce qu’on n’a pas le choix. J’avais un peu peur mais je pense que je peux le faire", confie-t-il. Combien de nouvelles recrues ont rejoint cette unité depuis le début de la guerre ? Le bataillon restera muet. Mais il réclame toujours plus d'armes et de munitions pour ses prochaines batailles.
Léa Tintillier | Reportage TF1 Ignacio Bornacin
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