Des explosions bien loin de la ligne de front en Crimée a rappelé la guerre dans ce lieu jusque-là épargné par les combats. Des vidéos sur les réseaux sociaux montraient, mardi 9 août, une boule de feu se former après une forte déflagration, et des épaisses volutes de fumée noire s'élevaient dans le ciel. Malgré le souhait du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de "libérer" la presqu'île rattachée de force à la Russie en 2014, Kiev a nié toute responsabilité dans ces explosions. TF1info fait le point sur la situation au 168e jour du conflit armé.
D'importantes déflagrations, un épais panache de fumée... Alors que des vacanciers profitaient de la plage en Crimée, loin de la ligne de front, la guerre s'est rappelé à eux. Mardi, des explosions se sont produites dans un dépôt de munitions sur le site d'un aérodrome militaire de cette péninsule, annexée par la Russie en 2014 et qui reste, malgré le conflit, un lieu de villégiature pour de nombreux Russes.
Selon l'armée russe, aucun tir ni bombardement n'a été à l'origine de ces déflagrations qui ont fait un mort et cinq blessés, sans que les causes de ces explosions ne soient évoquées. Sans revendiquer la responsabilité de ces explosions, le président Volodymyr Zelensky a insisté, dans son allocution quotidienne, sur le fait que "la Crimée est ukrainienne et nous n'y renoncerons jamais. Nous n'oublierons pas que l'occupation de la Crimée fut le début de la guerre de la Russie contre l'Ukraine."
Une situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia toujours complexe. Suite aux bombardements de ce weekend, l'Ukraine et la Russie continuent de s'en renvoyer la responsabilité. L'opérateur ukrainien Energoatom a par ailleurs alerté sur les tentatives, de la part des forces russes qui occupent actuellement la centrale, de la raccorder à la Crimée. Son président, Petro Kotin, a prévenu sur les risques qu'une telle opération comportait.
"Pour ce faire, il faut d'abord endommager les lignes électriques de la centrale reliées au système énergétique ukrainien. Du 7 au 9 août, les Russes ont déjà endommagé trois lignes électriques. En ce moment, la centrale fonctionne avec une seule ligne de production, ce qui est un mode de travail extrêmement dangereux", a-t-il alerté à la télévision ukrainienne.
Nouveaux arrêts de livraison de pétrole russe. L'entreprise russe responsable du transport des hydrocarbures, Transneft, a annoncé que les livraisons de pétrole russe par le territoire ukrainien à destination de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque, États membres de l'Union européenne dépourvus d'accès à la mer, ont été interrompues le 4 août dernier. L'entreprise a expliqué que le paiement de ces livraisons avait été refusé à cause de l'entrée en vigueur de certaines sanctions contre la Russie. Les livraisons à la Pologne et à l'Allemagne, à travers la Biélorussie, "se poursuivent" en revanche "normalement", a assuré Transneft.
Les navires chargés de céréales continuent de quitter l'Ukraine. Les rotations régulières par la mer Noire pour ravitailler les marchés agricoles mondiaux, entamées la semaine dernière en vertu d'un accord signé le 22 juillet par les belligérants, se sont poursuivies, avec le départ mardi du port ukrainien de Tchornomorsk de deux navires chargés de 70.000 tonnes de céréales. Cela porte à 12 le nombre de cargos commerciaux partis d'Ukraine.
Un satellite qui inquiète. La Russie a lancé mardi, du Kazakhstan, un satellite iranien d'observation qui, selon la presse américaine, pourrait être utilisé par Moscou pour soutenir son offensive ...
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