Cinq mois que la guerre dure en Ukraine, et voilà enfin une éclaircie. Pour la première fois depuis le début de l'invasion russe, le 24 février dernier, le premier chargement de céréales, parti du port d'Odessa, est arrivé au large d'Istanbul, où il doit être inspecté. Alors que l'objectif à terme est de lutter contre la crise alimentaire mondiale, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a annoncé que 16 autres bateaux chargés de céréales "attendent leur tour" pour quitter le principal port ukrainien, situé sur la mer Noire, qui concentrait avant la guerre 60% de l'activité portuaire du pays. Mais cette embellie ne se transpose pas sur tous les fronts. TF1info fait le point sur la situation au 161e jour du conflit armé.
Le premier cargo de céréales ukrainiennes a atteint les côtes turques. Parti du port d'Odessa, le Razoni, un navire battant pavillon de la Sierra Leone, s'était présenté, mardi 1er août, en vue des rives nord d'Istanbul, sur la mer Noire, avec 26.000 tonnes de maïs à destination de Tripoli, au Liban. Il doit être inspecté, mercredi 3 août au matin, par une équipe conjointe de responsables russes et ukrainiens à l'entrée du Bosphore, conformément au souhait de la Russie de s'assurer de la nature de la cargaison et en application de l'accord signé en juillet entre Kiev et Moscou afin d'enrayer la crise alimentaire mondiale.
"Notre but désormais est la régularité (...) La continuité, la régularité est un principe nécessaire pour les consommateurs de notre production agricole", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne, fustigeant l'"État terroriste" russe qui "a provoqué la crise alimentaire afin d'utiliser les céréales, le maïs et le pétrole comme des armes".
Situation "volatile" à la centrale de Zaporijjia. Ses paroles ne sont pas de nature à rassurer. La situation est "vraiment volatile" à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle des Russes depuis le début du mois de mars, s'est inquiété, mardi 2 août, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. "Tous les principes de sûreté ont été violés d'une manière ou d'une autre. Et nous ne pouvons permettre que cela continue", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York où se tient une conférence des 191 États signataires du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). À l'ouverture lundi, il avait déjà souligné que la situation devenait "de plus en plus dangereuse de jour en jour".
D'où ses efforts depuis des semaines pour envoyer une mission afin d'inspecter la centrale. Mission jusqu'à présent refusée par Kiev, qui considère que cela légitimerait l'occupation russe du site aux yeux de la communauté internationale. "Aller sur place est très complexe parce que cela nécessite l'accord et la coopération d'un certain nombre d'acteurs", en particulier l'Ukraine et la Russie, et le soutien des Nations unies, s'agissant d'une zone de guerre, a-t-il expliqué.
Azov traité de "terroristes". Ils sont célèbres pour avoir défendu l'usine sidérurgique d'Azovstal, à Marioupol. Les combattants du régiment Azov, une unité créée en 2014 par des volontaires, puis intégrée à l'armée régulière ukrainienne, sont désormais classés par la Cour suprême russe comme "organisation terroriste". Citée par l'agence de presse publique TASS, une juge de la haute Cour a déclaré "satisfaire la demande administrative du Parquet général, reconnaître l'unité paramilitaire ukrainienne 'Azov' comme organisation terroriste et interdire ses activités" en Russie. Elle a précisé que cette décision entrait immédiatement en vigueur.
En vertu de la l...
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