Stéphanie Frappart trace sa route. Du haut de ses 38 ans, l'officielle continue de monter les échelons du football mondial à une vitesse effrénée. Déjà présente en Angleterre l'été dernier pour l'Euro masculin, et sélectionnée pour le Mondial 2022 au Qatar, elle a été choisie pour arbitrer le premier quart de finale du championnat d'Europe féminin entre l'Angleterre et l'Espagne, ce mercredi (21h00). Une affiche de prestige entre deux des plus grandes nations dans un Brighton & Hove Community Stadium à guichets fermés.
Pour la Roja, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle. C'est, en effet, la tricolore qui était au sifflet lors du choc du groupe B contre l'Allemagne, perdu 2-0. Lors de la troisième journée de la phase de poules, Stéphanie Frappart a également eu la charge du match entre la Suède et le Portugal, avec à la clé un score large en faveur des Scandinaves (5-0).
"Je la considère comme une des meilleures arbitres de France. On a eu des désaccords sur certains matchs, mais si elle est nommée, c'est qu’on considère qu’elle est capable de tenir son match", saluait Christophe Galtier en avril dernier, après la finale de la Coupe de France perdu par son OGC Nice à la suite d'un penalty litigieux... accordé par Stéphanie Frappart. Au-delà de l'Hexagone, où elle continue d'écrire l'histoire de l'arbitrage - première femme au sifflet d'un match de Ligue 2 puis de Ligue 1 chez les hommes, première femme à arbitrer une finale de Coupe de France masculine -, elle est même considérée par beaucoup comme la meilleure arbitre du monde.
En tant qu'arbitre principale, elle compte ainsi au compteur un match de Ligue des champions, quatre de Ligue Europa, un de Ligue Europa Conférence et une Supercoupe d'Europe. Elle a également commencé à faire son trou sur la scène internationale (2 rencontres d'éliminatoires à la Coupe du monde, trois de Ligue des Nations). Outre cet Euro, elle a aussi officié lors du dernier Mondial féminin, et notamment lors de la finale entre les États-Unis et les Pays-Bas (2-0). "J'ai la confiance de la fédération, de l'UEFA et de la FIFA", reconnaît la principale intéressée. "C’est à la fois un privilège, un honneur et une responsabilité. J’espère que mon parcours va encourager les jeunes filles à s’engager dans l’arbitrage", avait-elle espéré en 2019.
Ce n'est sans doute encore qu'un début dans la compétition pour l'arbitre française. Si les Bleues ne se hissent pas jusque-là, elle peut ambitionner d'être de la grande finale, prévue le 31 juillet prochain à Wembley.
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