Le mariage civil en ligne, nouveau moyen de pression des couples libanais

LOrientLeJour - 17/07
La question est sur toutes les lèvres : cette union qui s’est déroulée légalement au États-Unis, mais a eu lieu physiquement au Liban, sera-t-elle validée par le ministère de l’Intérieur...

Le 10 juillet dernier, un couple libanais druzo-chiite, Omar Abdel Baki et Najwa Sbeity, se mariait civilement à Dhour Choueir. Les deux époux se trouvaient physiquement au Liban, pays qui interdit le mariage civil, sauf s’il est contracté à l’étranger (sur base de l’arrêté 60 LR de 1936), et dont le statut personnel est régi par les lois des communautés religieuses. Mais leur union a eu lieu en ligne, officialisée par le juge américain Christopher Scuderi depuis l’État américain de l’Utah. Un État qui depuis 2020 et suite à la pandémie de Covid-19 reconnaît les mariages célébrés sur internet, même quand les couples se trouvent dans un autre pays.

Omar et Najwa ne sont pas les premiers Libanais à se marier civilement en ligne. Du moins le pensent-ils, en l’absence de données de la part du ministère de l’Intérieur. Par contre, ils sont les premiers à médiatiser leur démarche. Avec pour objectif de mettre les autorités devant le fait accompli et d’enregistrer officiellement leur union dans les registres d’état civil. « Enregistrer notre mariage civil devrait se faire sans problème, vu que le tribunal chargé de l’officialiser est situé aux États-unis, dans l’État de l’Utah, qui a légalisé les unions en ligne. C’est comme si nous étions à l’étranger », assure le couple à L’Or...
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