Gaz : «Le délestage doit être bien préparé»

David Marques - LeQuotidien - 11/07
Le Luxembourg dépend bien moins que d'autres pays du gaz russe. Le fait d'être alimenté depuis le ...

Le directeur de la Fedil, René Winkin, juge «primordial» que l’industrie dispose de la prévisibilité et de la flexibilité nécessaires pour faire face à une possible pénurie de gaz. En fonction de ce qui se passe en Allemagne, le Grand-Duché pourrait aussi souffrir économiquement.

Le Luxembourg dépend bien moins que d’autres pays du gaz russe. Le fait d’être alimenté depuis le port de Zeebruges est aussi «tranquilisant» pour la fédération des industriels luxembourgeois.

Leur directeur René Winkin ne peut et ne veut cependant rien exclure. Une réponse au pire scénario, à savoir des coupures de gaz, est en train d’être préparée.

L’économie en général et l’industrie en particulier sont confrontées à d’importantes incertitudes. Quelles sont les principales craintes exprimées par vos membres?

René Winkin : La flambée des prix est une crainte qui nous guette depuis près d’un an. On est arrivés à un niveau très élevé, et cela risque encore d’augmenter. L’autre inquiétude majeure concerne la possible pénurie d’énergie. Le cas échéant, l’industrie pourrait être coupée des sources d’approvisionnement.

Est-ce que cela est imminent ? Disons que je serais plus inquiet si on était basé en Allemagne. Au Luxembourg, on est avantagés par une infrastructure d’approvisionnement qui court de l’ouest vers l’est. On est fournis en gaz depuis le port de Zeebruges, qui est alimenté par la Norvège, le Royaume-Uni et, en partie aussi, des Pays-Bas. Cela est tranquillisant.

Par contre, si l’Allemagne connaît de graves problèmes d’approvisionnement, cela peut aussi affecter la production d’électricité, dont nous sommes bien plus dépendants que du gaz provenant d’outre-Moselle.

Que va-t-il se passer si le principe de la solidarité en...
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