Boris Johnson n'est pas parti, mais le jockey pour le remplacer a commencé

New York Times - 08/07
Le Parti conservateur doit décider non seulement qui doit succéder au Premier ministre britannique entaché de scandales, mais aussi quand il doit partir.

LONDRES – Les prétendants à la succession de Boris Johnson, le Premier ministre britannique marqué par le scandale, se disputaient déjà le poste vendredi alors que son parti blessé se débattait avec la question de savoir s'il devait lui permettre de rester gardien jusqu'à ce que son remplaçant soit choisi, une tâche qui pourrait s'étirer tout au long de l'été.

Un jour après que M. Johnson a annoncé à contrecœur son départ, Tom Tugendhat, un législateur centriste, a déclaré qu'il se présenterait pour le remplacer, tandis que Suella Braverman, la procureure générale, avait déclaré son intérêt pour le poste avant même que M. Johnson ne démissionne.

Ni l'un ni l'autre n'est considéré comme un favori dans une course à la direction conservatrice très imprévisible. Dans le système britannique, le parti qui compte le plus de législateurs au Parlement a la possibilité de former un gouvernement, et s'il change de chef, cette personne peut devenir le nouveau Premier ministre sans nécessiter d'élections générales.

Impliqué dans un nouveau scandale concernant sa gestion des allégations d'agression sexuelle contre un législateur, M. Johnson – qui avait auparavant repoussé plusieurs autres scandales – s'est battu désespérément pour conserver son emploi malgré des dizaines de démissions de son gouvernement mercredi.

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Nadhim Zahawi, le nouveau chancelier de l'Échiquier, fait partie des principaux législateurs conservateurs qui devraient annoncer une candidature à la direction.Crédit...Daniel Leal/Agence France-Presse — Getty Images

Alors que l'exode des responsables gouvernementaux se poursuivait jeudi, M. Johnson n'a finalement eu d'autre choix que d'annoncer que son séjour souvent chaotique à Downing Street, marqué par de fréquentes périodes de crise, touchait à sa fin.

Une question qui pèse sur la politique britannique a été résolue vendredi lorsque la police a décidé de ne pas infliger d'amende au chef du parti travailliste d'opposition, Keir Starmer, pour des allégations selon lesquelles il aurait enfreint les règles de verrouillage.

M. Starmer, un ancien procureur en chef, avait promis de démissionner s'il s'avérait qu'il avait enfreint la loi – cela aurait signifié des courses à la direction dans les deux principaux partis politiques britanniques.

L'attention se concentrera toutefois sur ...
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