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« Le Parrain », « Rollerball », « Misery »… James Caan en sept rôles clés
Philippe Guedj - LePoint -
08/07
Disparu à l’âge de 82 ans, l’acteur venu du Bronx a marqué quatre décennies par des compositions musclées ou perçait une indicible vulnérabilité.
James Caan n'est plus de ce monde. Annoncée par sa famille ce mercredi 6 juillet, la disparition à 82 ans de la star du Parrain, de Rollerball ou encore de Misery laisse inconsolables ses admirateurs de toujours. Les nostalgiques d'un certain Hollywood des années 1970 aussi. Une ère où les studios ne craignaient guère d'investir dans de grands films adultes et où le politiquement correct rasait les murs au profit d'anti-héros complexes, ambigus, violents, torturés.
Visage emblématique de cette glorieuse décennie depuis sa révélation au grand public dans Le Parrain, en 1972, James Caan incarnait à merveille ce triomphe des zones grises : catalogué viril explosif, avec sa mâchoire crispée, son regard virant chien fou sans crier gare et son torse velu dépoitraillé, il savait aussi brillamment habiter cette carrure physique par une hypersensibilité à fleur de peau.
Caan, le pur-sang du coup de sang. Mais sous la faconde bravache et la testostérone à vif, c'est bien l'Amérique du doute qui coulait dans ses veines et irriguait ses compositions, comme dans l'inoubliable Flambeur de Karel Reisz ou le brutal Rollerball de Norman Jewison. Malgré une nette baisse de popula... [Courte citation de 8% de l'article original]
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