Il suffit de tendre l'oreille. La guerre en Ukraine est devenue un ronronnement cruel et glaçant. Autant dire un silence. On sait qu'elle advient, on le sait un peu trop, on n'en sait en fait plus rien. Cette guerre se fait comme d'autres sont auparavant arrivées, comme en Syrie, comme au Congo. Après tout, il y a des pays comme ça: des pays où on meurt et où on n'y peut rien.
Le 24 juin, après des semaines de pilonnage russe, Sievierodonetsk tombe –et avec sa perte, c'est le Donbass qui chancelle encore plus. Le 27 juin, c'est le centre commercial de Krementchouk, avec un millier de civils dedans, qui est pulvérisé. Toutes ces nouvelles qui auraient défrayé l'actualité au début du conflit sont aujourd'hui de moins en moins diffusées. En France, dans tout l'Occident, l'Ukraine est toujours plus invisibi...
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